CR CSS STYROLUTION du 07/12/2012

Sous-préfecture de Lens

vendredi 7 décembre 2012

Le dossier de séance comporte la présentation du bilan du SGS 2011 de l’établissement STYROLUTION à Wingles ainsi que les arrêtés préfectoraux de création et de composition de la CSS associée.

Présidence par Mme Béate KRÄMER en l’absence de M. Jean-François ROUSSEL retenu par une autre réunion.

Rapide tour de table des participants.

I – Installation de la CSS

Rappel du passage en configuration CSS suite à la transmission des arrêtés préfectoraux correspondants avec l’invitation à la réunion du jour.

Installation du bureau de la CSS composé d’un membre de chaque collège avec comme fonction de se réunir avant chaque réunion plénière en vue notamment de définir l’ordre du jour.

Pour information, la CSS est composée de 5 collèges constitutifs : Administrations de l’Etat, Exploitants, Collectivités territoriales & EPCI, Riverains & Associations, Salariés.

Administrations de l’Etat = proposition actée pour que ce soit un membre issu de la DREAL (non nominatif)

Exploitants = Directeur de l’établissement STYROLUTION

Collectivités territoriales = proposition actée pour que ce soit la mairie de Wingles car c’est là où l’établissement STYROLUTION est implanté

Riverains & Associations = proposition actée pour que ce soit Blanche CASTELAIN, représentante de Nord Nature Environnement

Salariés = proposition actée pour que ce soit Mme STECULORUM

Blanche CASTELAIN (Nord Nature Environnement) demande la diffusion à l’avance des documents présentés au cours de la réunion, comme le prévoit l’article 10 de l’arrêté de création de la CSS. En ce qui concerne la réunion du jour, l’omission incombe au S3PI de l’Artois car le diaporama avait été validé en début de semaine. Il conviendra d’être vigilant par la suite pour que les éléments puissent être communiqués systématiquement quelques jours avant la tenue des réunions.

II- Bilan SGS 2011 de l’établissement STYROLUTION à Wingles

Présentation du diaporama par Monsieur BECUE

Diapositive 5 (Identification et Evaluation des risques) = la canalisation de styrène sera déplacée à l’occasion d’un arrêt du site en 2014.

2ème barrière MMR (Mesure de Maîtrise des Risques) : étude réalisée en 2011et portant sur un second moyen pour arrêter le styrène en cas de problème, via un détecteur de débit.

HAZOP = évaluation des risques majeurs dans le secteur de l’industrie chimique.

Diapositive 6 (Maîtrise des procédés d’exploitation) : les réservoirs de pentane intermédiaires sont situés dans l’atelier de production.

Détecteurs LIE = détecteurs de fuite qui mesurent un taux d’hydrocarbures dans l’air et qui permettent ainsi de déclencher l’alerte en cas de problème ; l’asservissement est lié à une pompe visant à déterminer des niveaux d’alerte.

Les niveaux à glace permettant de déterminer les taux de remplissage des réservoirs ont été remplacés car il s’agissait d’une technologie ancienne qui pouvait être à l’origine d’émissions fugitives à l’atmosphère ; ceux-ci ont donc été remplacés par des systèmes plus sophistiqués avec renvoi vers des salles de contrôle, au cœur de l’unité, permettant ainsi de pouvoir continuer à agir en cas d’événement majeur.

Batterie d’onduleurs = ceux-ci prennent le relais électrique en cas de problème

Systèmes déluges = ceux-ci sont liés à un système d’arrosage (incendie) : systèmes présents sur l’ensemble des unités et des stockages avec des détecteurs qui réagissent en cas de dégagements de fumée et/ou de chaleur en générant alors un arrosage en continu.

  • Czeslaw WYCHOWSKI, commune de Meurchin

Quelles sont les sécurités mises en œuvre pour l’acheminement des péniches car on se rapproche des habitations ?

  • Philippe BRES, STYROLUTION

Le styrène est acheminé par barges en utilisant le canal mais il faut toutefois faire la distinction des responsabilités en matière d’acheminement. Jusqu’à l’anse de chargement, cela relève de la responsabilité du transporteur, ensuite de celle de l’exploitant.

Il y a transfert du produit par des pompes vers le stockage à savoir dans les deux grands bacs de l’autre côté du canal. Plusieurs pompes entrent en œuvre : celle de la péniche et les pompes de STYROLUTION asservies à des niveaux, des débits, des pertes de débits. Si l’un des paramètres se met en détection, le transfert est arrêté. Un salarié est présent sur place 100 % du temps, jours et week-ends.

En termes d’investissement 2012, les bacs ont été équipés de systèmes de déluge externes et internes correspondant à la mise en place d’une couronne au-dessus des bacs visant à injecter de l’eau et de la mousse à l’extérieur ainsi que de la mousse à l’intérieur.

  • Nicolas SANTERRE, DREAL NPdC

Ce qu’il faut comprendre c’est que ce qu’il y a de plus proche des habitations, c’est le dépotage des barges de styrène. En 2006, un incident est survenu sur une barge sans conséquences. Le styrène est fortement odorant à de très faibles concentrations mais sans toutefois présenter de risque pour la santé. Dans le cadre des études menées pour le PPRT, les phénomènes dangereux susceptibles de se produire au niveau des barges concluent qu’aucun phénomène dangereux ne peut toucher les habitations.

  • Czeslaw WYCHOWSKI, commune de Meurchin

Sauf qu’il n’y a pas de prise en compte des vents dominants dans la modélisation…

  • Nicolas SANTERRE, DREAL NPdC

Le styrène, fortement olfactif, peut être ressenti au niveau des habitations mais dans les Etudes de Dangers, en effet, on ne prend pas en compte une quelconque direction de vent. On modélise les effets dans toutes les directions sans prendre en compte de direction préférentielle, ce qui est en fait majorant, y compris dans les conditions de vent les plus pénalisantes…

  • Czeslaw WYCHOWSKI, commune de Meurchin

A partir de quelle concentration considère-t-on que c’est dangereux ’

  • Nicolas SANTERRE, DREAL NPdC

Les seuils d’effet sont connus. L’INERIS fait des mises à jour régulièrement sur les seuils de toxicité et les paramètres de dilution sont également pris en compte. Si les vents sont forts, la dilution est plus importante mais le ressenti aussi. Le vent fort pousse plus loin mais la dilution est plus importante donc cela n’est pas représentatif des conditions les plus pénalisantes. En cas de vent faible, la dilution est également plus faible. Tous ces paramètres sont pris en compte dans des classes météorologiques, stables ou instables avec des différences de vitesses de vent : 3, 5 voire 10 m/s. Un vent rapide n’est pas nécessairement pénalisant. Si l’environnement proche était composé d’immeubles de hauteur, ça serait autre chose car les gens habitant en hauteur seraient alors plus exposés. Mais tout ceci est étudié.

  • Philippe BRES, STYROLUTION

Pour reprendre ce qui a été dit précédemment … Concernant le PPRT, on se retrouve dans une situation dans laquelle 24 garages et 4 maisons doivent être expropriées. Une partie des jardins est touchée, ce qui met également les maisons en situation de délaissement car la canalisation de styrène, produit majeur utilisé par STYROLUTION, passe à proximité. Le scénario le plus pénalisant pris en compte dans la démarche est la rupture de cette canalisation. Le choix qui a été fait est donc de déplacer cette canalisation. Une nouvelle canalisation sera mise en place mais il faut encore la connecter, ce qui nécessite d’arrêter le site pour faire la jonction entre l’ancienne et la nouvelle canalisation. Un arrêt est donc programmé en milieu d’année 2014 du fait d’un certain nombre de contrôles à réaliser, en profitant de ces contrôles pour réaliser la connexion entre les deux entités.

Pour ce qui est de la mise en place de la 2ème barrière de sécurité, les risques les plus importants modélisés pour le site ont été associés à une rupture de canalisations de styrène (avec comme conséquences des effets thermiques et toxiques sur les maisons et les garages) et de pentane. Dans le cadre du PPRT, il a été demandé de mettre en œuvre une 2ème barrière indépendante. Il s’agit d’un système de détection qui va détecter une pression ou un flux particulier. En cas de perte de pression ou de flux, cela entraîne alors l’action d’une pompe liée à la canalisation qui va automatiquement arrêter le débit en arrêtant la pompe.

  • Nicolas SANTERRE, DREAL NPdC

En complément, le choix du déplacement de la canalisation de styrène a été fait pour éviter le délaissement de 4 maisons supplémentaires en réduisant le risque à la source. La 2ème chaîne correspond au même ordre d’idée. La canalisation de styrène, c’est la canalisation sans laquelle l’usine ne peut fonctionner. Il a donc été décidé de mettre en place des sécurités supplémentaires pour éviter les fuites de longue durée (celles de courte durée peuvent être aisément évitées). Cela permet ainsi d’éviter la formation d’une nappe de styrène qui pourrait alors s’enflammer. Ces deux mesures importantes ont permis de limiter les effets à la zone des 4 maisons et des 24 garages.

  • Béate KRÄMER, Sous-préfecture de Lens

Avez-vous connaissance des éléments de sécurité pour l’année suivante ’

  • Philippe BRES, STYROLUTION

Pour information, le bilan SGS se fait toujours après le bilan de Direction qui, lui, se fait en début de trimestre. Le bilan SGS peut donc se faire au plus tôt en mai ou juin pour l’année échue. Le passage du CLIC en CSS a fait aussi qu’on est un peu en retard dans la transmission des éléments. On peut toutefois déjà énumérer les modifications pour l’année 2012.

Diapositive 7 (Gestion des modifications) : le changement d’exploitant mentionné résulte de la fusion entre INEOS et BASF (1er chimiste mondial), ce qui correspond à une fusion avec la partie polymères/polystyrènes du groupe mondial.

Pour expliquer rapidement ce qu’il en est du transmetteur de pression sur la canalisation styrène : il s’agit d’une amélioration du transmetteur par le biais d’un système dénommé SIL (Safety Integrity Level) soit transmission d’une information. Le SIL prend des valeurs de 1 à 4. Plus l’information est importante, plus le SIL doit être continu et fiable donc élevé. Il a donc été réalisé un doublement du transmetteur de pression en amont et en aval avec à la clé un calcul des différences entre les deux informations : si la différence est trop importante, il y a alors arrêt du transfert.

En ce qui concerne la révision de la procédure de gestion, celle-ci a été faite pour que ce soit plus sécurisé (le but est de réduire le plus possible les modifications urgentes et l’information de la Direction qui accepte ou non la modification).

  • Nicolas SANTERRE, DREAL NPdC

Pour compléter le point sur le transmetteur de pression : cette mesure de sécurité s’inscrit toujours dans une logique de fiabilisation de la sécurité. Il s’agit de mettre en place une meilleure détection. Et ceci est encadré par des normes européennes. Il s’agit d’éléments fiabilisant les chaînes de sécurité afin que ces dernières ne déclenchent pas à mauvais escient. Sinon cela impliquerait non seulement des contraintes pour la production mais aussi un risque accru, l’arrêt et le redémarrage demeurant des phases accidentogènes.

Diapositive 8 (Situations d’urgence) : on essaye d’agir en prévention mais l’accident est toujours possible. 4 Exercices POI (Plan d’Opération Interne) ont été réalisés, permettant de mettre au point l’organisation en interne en cas d’accident majeur.

OI MANUFACTURING est l’établissement riverain qui fabrique des bouteilles de verre : la bonne coordination des secours est également évaluée entre les deux établissements.

Evacuation partielle du site : la procédure d’évacuation a été testée et sera finalisée en 2013. Le but est de repérer le personnel qui peut être à des endroits différents sur le site ainsi que la présence d’entreprises extérieures avec des intérimaires. Il convient de s’assurer aussi de leur santé et de leur sécurité.

Des exercices ont également été réalisés avec le SDIS pour s’améliorer et améliorer l’accueil des services de secours. La simulation portait sur une fuite de styrène. L’équipe devait aller sur place et essayer de colmater la fuite, ce qui n’est pas simple en soi.

  • Capitaine Olivier DESQUIENS, SDIS 62

Un exercice de grande ampleur a été réalisé en 2012 avec l’équipe « risque chimique ». Celui de 2011 était de moyenne ampleur.

  • Nicolas SANTERRE, DREAL NPdC

Par rapport à l’arrêté préfectoral d’octobre 2010 sur les liquides inflammables, la stratégie a-t-elle reçu l’aval du SDIS (celle-ci devait être mise en place) ’

  • Philippe BRES, STYROLUTION

C’est quasiment finalisé. Les dernières réunions se sont tenues avec Monsieur AGBOLO sur les hydrocarbures. Cela devrait être finalisé pour la fin d’année 2012.

  • Capitaine Olivier DESQUIENS, SDIS 62

4 à 5 réunions se sont tenues pour établir une stratégie quant à l’intervention sur les liquides inflammables. Celle-ci est spécifique car elle met en œuvre des moyens importants en moyens humains, matériels et consommables émulseurs, avec ou sans le SDIS. Les réservoirs de styrène sont déjà sous extinction automatique et peuvent donc être considérés comme autonomes. Le SDIS a 1 an pour statuer sur la proposition faite, ce qui n’est pas encore acté mais au 1er trimestre 2013, le SDIS aura statué. Le site de Wingles est précurseur dans la démarche et est le site qui a le plus travaillé sur la question. Cela permet d’échanger avec d’autres industriels et d’autres SDIS ainsi que de répondre à la réglementation et au POI.

  • Czeslaw WYCHOWSKI, commune de Meurchin

Quel est le temps d’intervention entre le moment où le problème est constaté et l’intervention du SDIS ’

  • Capitaine Olivier DESQUIENS, SDIS 62

C’est assez difficile de répondre. Tout dépend de la précocité de l’alerte. On engage l’exploitant à avertir le SDIS le plus tôt possible. On considère sensiblement 1 minute d’échange téléphonique avec le centre afin d’évaluer le volume de secours et une discussion s’engage alors avec plusieurs centres de secours : Wingles, Lens, Arras… On assiste ensuite à une montée en puissance des moyens. Un engin est susceptible d’être sur site dans les 10 minutes – un quart d’heure puis une coordination s’installe avec l’exploitant. La stratégie développée est fonction de l’aléa et de l’engagement des centres de secours ailleurs (il s’agit d’un temps masqué).

  • Daniel BECUE, STYROLUTION

L’habitude a été prise, il y a un certain nombre d’années, d’appeler le SDIS en cas de départ de feu même si le POI n’est pas encore déclenché. L’établissement intervient rapidement avec ses propres équipes et ses propres installations qui peuvent être déclenchées automatiquement. Mais pour éviter de perdre du temps, il y a appel du SDIS quand même.

  • Capitaine Olivier DESQUIENS, SDIS 62

On ne reprochera jamais à l’exploitant d’avoir appelé même s’il a pris la situation en main. Les engins seront libérés ensuite.

  • Czeslaw WYCHOWSKI, commune de Meurchin

Les habitants peuvent-ils être concernés ’

  • Philippe BRES, STYROLUTION

Tout dépend du type de sinistre. L’alarme locale est déclenchée. Si l’ampleur est plus importante, on déclenche alors l’alarme générale. Les moyens internes restent raisonnables : il s’agit d’un véhicule pompier propre plus des équipes de sapeurs pompiers volontaires. Si le sinistre est plus important, de toutes façons, le SDIS est appelé et si le PPI (Plan Particulier d’Intervention) est également déclenché, cela n’est plus géré par exploitant.

  • Nicolas SANTERRE, DREAL NPdC

Le PPI est déclenché par Préfet. Une campagne d’information pour rappeler ces éléments a été déployée récemment. Des plaquettes ont été distribuées il y a quelques semaines et les riverains ont reçu les consignes à suivre.

  • Philippe BRES, STYROLUTION

On notera l’installation d’une sirène PPI en place depuis 1 mois. Des tests ont été réalisés il y a 15 jours environ. Elle sera à nouveau testée prochainement, à l’occasion du 1er mercredi du mois afin d’être entendue par les riverains de la cité de la Verrerie.

  • Daniel BECUE, STYROLUTION

Des exercices sont réalisés pour apprendre et tirer des leçons. Le comptage des salariés est important pour savoir si une ou plusieurs personnes sont en danger ainsi que leur localisation précise. Il convient de s’assurer que personne n’est en détresse.

  • Philippe BRES, STYROLUTION

Il existe des points de rassemblement clairement identifiés sur le site. Le personnel extérieur et interne pointe, ce qui permet d’imprimer rapidement la liste des personnes présentes sur le site par secteur. Un appel est alors réalisé comme à l’école. La rapidité du comptage est un élément clé pour la sécurité du personnel. Il convient de se soucier du personnel manquant en cas de réponse négative pour s’assurer que les personnes ne soient pas blessées. OI doit revoir son système de communication pour gagner en efficacité. Il y a une personne sur chaîne qui ne pouvait pas être joignable. Une fiche réflexe est demandée par STYROLUTION en cas de sinistre : 3 scénarios peuvent déborder sur OI et les fiches réflexes ont été étudiées à partir de ces 3 scénarios.

Diapositive 10 (Retour d’expérience) :

R1DC2 : Retour d’expérience sur l’accident du 14/07/2010 : une perte totale d’électricité avec arrêt d’urgence des installations a généré des problèmes sur le site. Cela s’est produit vers 23h00 suite à un orage. Le site a été plongé dans le noir. Le 1er réacteur de la 2ème unité de production a été touché. Dans un réacteur se produit une réaction exothermique dont la chaleur doit être évacuée par un système d’agitation et de circulation. En cas de perte d’électricité, il y a également perte d’agitation et de circulation. La crainte est alors d’assister à un emballement de la réaction qui amènerait l’éclatement du réacteur, comme pour une cocotte minute. D’où la mise en place d’un disque de rupture, à savoir une plaque de métal qui s’ouvre d’un coup, qui limite ainsi la surpression et évacue du produit. Les conditions de fonctionnement de ce disque de rupture ont été revues suite à cet accident. Ceci a fait l’objet de beaucoup d’échanges avec la DREAL.

  • Nicolas SANTERRE, DREAL NPdC

Les conséquences qui ont été tirées de cet accident concernent notamment le mode de fonctionnement des installations en cas d’orage. Il n’y a pas eu de conséquences de cet accident que ce soit à l’extérieur sur les habitations à proximité ou sur le personnel, du fait de l’éclatement du disque de rupture. Ce disque est là pour éviter l’éclatement du réacteur. Il aurait toutefois pu être « taré » à une pression supérieure, car en régime de fonctionnement stabilisé, l’éclatement du réacteur n’est pas à craindre. Le disque a donc été retaré à une pression supérieure afin de protéger la phase critique qui est celle du démarrage des installations. Au démarrage, le potentiel de danger est plus important car la réaction n’a pas encore commencé. Le disque de rupture a donc été reparamétré sur le démarrage car c’est la période la plus critique, quoique relativement rare.

Diapositive 11(Contrôle du SGS) : des audits internes spécifiques aux risques majeurs ont été mis en place. 2 audits de ce type ont eu lieu en 2011 sur le stockage de liquides inflammables. 2 points forts ont été mis en évidence : les dispositifs de sécurité sont adaptés aux risques et la maintenance est effective. Il convient toutefois de s’assurer que cette maintenance est réalisée dans les délais impartis. Les Mesures de Maîtrise des Risques (MMR) des secteurs sont correctement suivies : un contrôle a d’ailleurs lieu chaque mois. On vérifie alors que les mesures sont en place et efficaces.

A noter que l’arrêté ministériel du 03/10/2010 relatif au stockage en réservoirs aériens de liquides inflammables (dont il a été fait mention par M. SANTERRE page 4) et portant sur la modernisation des installations, implique de la part des exploitants la mise en place d’améliorations notamment sur les cuvettes de rétention et les bacs de stockage.

Diapositive 12 : une inspection de la DREAL a porté sur la gestion des modifications sur site ; quelques observations ont été formulées à cette occasion.

  • Philippe BRES, STYROLUTION

Un réacteur complémentaire sera ajouté en 2013 pour augmenter la productivité. Cette modification a fait l’objet d’échanges importants avec la DREAL ainsi que de modélisations pour appréhender les éventuels impacts sur le site. Une concertation a été menée avec la DREAL sur les différents aspects liés à cette modification.

  • Daniel BECUE, STYROLUTION

Il convient en effet de prendre également en compte les modifications organisationnelles en cas de modification du rôle d’une personne.

  • Nicolas SANTERRE, DREAL NPdC

Le SGS est imposé par la Directive SEVESO. L’inspection du SGS a lieu une fois par an. Le thème 2011 concernait la gestion des modifications. Cela consiste à s’assurer du respect dans le temps des critères qui ont été définis par arrêté préfectoral lié à la maîtrise des risques. En cas de modifications, un examen attentif est fait par la DREAL pour s’assurer du maintien du niveau de sécurité des installations. Cette évaluation concerne également les cas de modifications urgentes, ce qui doit être rare dans le cas des Mesures de Maîtrise des Risques. En ce qui concerne le SGS, un critère est examiné chaque année : retours d’expérience, revues de direction, maîtrise des procédés, organisation et formation… 7 items sont à vérifier pour encadrer toutes les situations possibles. L’information en fait partie aussi. Cela reste toutefois abstrait car il s’agit essentiellement d’un examen des procédures. On contrôle des systèmes pour qu’une fois déroulés, les aspects concrets soient bien en place. D’autres visites d’inspection sont également réalisées par la DREAL sur des aspects plus concrets.

  • Blanche CASTELAIN, Nord Nature Environnement

Dans les cas d’urgence, la DREAL doit-elle donner son aval avant ’

  • Nicolas SANTERRE, DREAL NPdC

L’urgence doit rester exceptionnelle pour éviter des situations plus graves. On demande à l’exploitant le même genre d’analyse des risques que pour les autres situations.

Diapositive 13 (Contrôle du SGS) : en termes de revue de Direction, la formation sur le risque technologique prévue pour être dispensée à tout le personnel a été finalisée en 2012 ; l’ensemble du personnel a donc été formé : incendie, explosion, les différents modes d’explosion, la prise en charge d’un accident….

  • Blanche CASTELAIN, Nord Nature Environnement

Combien de temps cela représente-t-il ’

  • Philippe BRES, STYROLUTION

Il y a différents niveaux. L’ensemble du personnel et les sous-traitants, cela représente plus de 200 personnes sur une demi-journée (3 heures de sensibilisation sur des exemples concrets relatif aux risques inhérents à l’activité).

  • Daniel BECUE, STYROLUTION

Cela vient en complément de l’information qui est donné à chaque personne qui intervient la première fois sur le site. Elle est dispensée lors de la première journée avec la projection d’un film d’une vingtaine de minutes sur les points de rassemblement par exemple, suivi d’un quizz d’une vingtaine de questions.

Pour ce qui est de la distribution des plaquettes d’information, cette dernière correspond au déploiement de la 3ème campagne d’information des populations sur les risques technologiques du S3PI de l’Artois, en concertation avec les acteurs du territoire et qui a eu lieu au cours de la seconde quinzaine du mois de novembre. Pour s’assurer de la bonne diffusion des éléments, une équipe de communication spécialisée a également œuvré pendant 2 semaines auprès des établissements recevant du public pour expliquer la démarche et solliciter le placardage d’affiches reprenant les consignes à suivre en cas d’accident majeur. La communication ne s’arrête pas à la diffusion de ces plaquettes. Une revue éditée par l’exploitant est distribuée chaque année aux riverains. Les communes concernées ont aussi été sollicitées pour assurer éventuellement une sensibilisation complémentaire via la tenue de réunions publiques avec le concours des industriels intéressés. Le S3PI de l’Artois, à l’initiative de cette proposition, est actuellement en attente d’un retour de la part des communes en vue de planifier de telles réunions.

Les objectifs 2012 concernent la poursuite du plan de modernisation à savoir veiller à ce que les installations ne vieillissent pas mal et aient toujours la capacité à éviter autant que faire se peut les risques. Un calendrier réglementaire est à suivre. Les stockages de liquides inflammables sont pris en compte. Une communication est en cours avec le SDIS sur ce sujet. Beaucoup de travail est à réaliser.

  • Lucien PLANCHON, Chlorophylle Environnement

Pour quitter le domaine de la sécurité, j’aurais une question à poser sur les déchets industriels. Leur gestion est-elle satisfaisante ? Y a-t-il beaucoup de matières à envoyer à l’incinération ’

  • Daniel BECUE, STYROLUTION

95 % des déchets sont valorisés. En termes de déchets dangereux, il y a du toluène qui est régénéré et réutilisé et du styrène dégradé qui est incinéré en interne, avec valorisation énergétique. Tous les autres déchets dangereux sont incinérés par contrat avec SOTRENOR.

  • Lucien PLANCHON, Chlorophylle Environnement

Ce sont tout de même des matières thermoplastiques valorisables.

  • Philippe BRES, STYROLUTION

Ce ne sont pas des thermo durcisseurs et on essaye de les valoriser au maximum pour des raisons économiques. On a également des objectifs de qualité de 99, 98 % avec les clients. La plus grande partie des déchets concerne des emballages de type cartons et bois donc recyclables.

  • Daniel BECUE, STYROLUTION

Le polystyrène est recyclable à 100 %. Les gros blocs (prise en masse) sont envoyés chez un client qui va les broyer et les recycler.

Clôture de la séance

La prochaine CSS sera précédée de la réunion du bureau qui définira l’ordre du jour de la réunion plénière. La transmission des documents aux membres de la CSS aura lieu quelques jours avant cette dernière.

Toute correspondance concernant ce compte-rendu est à adresser au Président du CLIC à l’adresse de son secrétariat :

S3PI de l’Artois

Centre Jean Monnet

Avenue de Paris

62400 BETHUNE