CR CSS SI GROUP du 13/06/2014

S3PI de l’Artois

vendredi 13 juin 2014

ORDRE DU JOUR

Gestion du risque industriel en 2013 dont bilan du SGS de l’établissement SI GROUP Béthune

Introduction

Accueil des participants par M. VERBEKE, Secrétaire Générale de la Sous-préfecture de Béthune.

Gestion du risque industriel en 2013 dont bilan du SGS de l’établissement SI GROUP Béthune

Présentation du diaporama par l’exploitant, M. MOUTERDE, qui rappelle que le document a été mis à disposition des participants avant la tenue de la réunion.

La présentation est classique par rapport à l’année précédente (sommaire en diapositive 3).

Diapositive 5 (Incidents et accidents 2013) : il y a eu des défaillances de matériel (ex : casse d’une pompe) mais pas d’accident au sens chimique. Concernant l’accident avec arrêt, il s’agissait d’une glissade sur la neige survenue en début d’année et pour l’accident sans arrêt, d’une coupure au doigt. L’objectif de zéro accident à impact a bien été tenu.

Diapositive 10 (Formations HSE) : les formations dispensées sont orientées sécurité afin de tenir les postes de commandement notamment.

Diapositive 12 (Maîtrise d’exploitation) : Programmes Corporate : il s’agit de règles à suivre au sein du groupe ;ex : savoir faire dans la manipulation des produits ou encore audits croisés entre les sites SI GROUP.

Concernant les inspections assureurs, ceux-ci viennent plusieurs fois par an sur site pour mener des évaluations très pointues en relation avec les coûts associés, le but étant de prendre le maximum de sécurité

Diapositive 14 (Gestion des modifications) : des modifications de toute nature ont été réalisées sur 21 équipements ou matériels. Les exemples qui sont donnés illustrent la diversité de ces modifications.

Diapositive 15 (Gestion des situations d’urgence) : des exercices sur des alertes téléphoniques sont régulièrement faits pour se tenir à jour.

Diapositive 16 (Gestion du retour d’expérience) : faisant partie d’un groupe, l’usine de Béthune bénéficie des retours d’expérience des autres usines. Compte Rendu d’Incidents : il s’agit d’un outil de rédaction qui est utilisé pour tout type d’événement (coupures, pannes....) ; il s’avère très utile pour éviter que ces événements ne se reproduisent ailleurs ou à Béthune.

Diapositive 17 (Audits) : 4 inspections DREAL ont été réalisées l’année dernière sur différents sujets.

M. VERBEKE s’interroge sur l’obligation de participation du SDIS aux exercices de sécurité.

Le Capitaine PARENT (SDIS) précise qu’il n’y a pas d’obligation mais que c’est toujours préférable.

M. MOUTERDE signale qu’il est demandeur mais que l’année dernière, le SDIS était fort occupé. Il est souvent très sollicité et la situation est identique dans l’Oise. Le site est donc passé d’un exercice par an avec le SDIS à un tous les 2 ans.

Le Capitaine PARENT propose de faire remonter au commandement cette demande de périodicité d’un exercice par an.

Diapositive 19 (Bruits) : sur la thématique du bruit, une campagne de mesures des émissions sonores vis-à-vis des riverains est prévue en 2014. Toutefois, le départ précipité de M. SOUMARE, Responsable Qualité Sécurité Environnement du site, risque de différer le sujet.

Diapositive 21 (Rejets atmosphériques) : le tableau donne le détail du résultat des mesures par polluant. Les valeurs renseignées sont issues des contrôles inopinés menés par la DREAL et dont les résultats sont comparés aux Valeurs Limites Réglementaires.

Diapositive 22 (Suivi Légionelles) : l’entretien de la Tour Aéro-réfrigérante par la société DALKIA a permis d’avoir des résultats systématiquement inférieurs aux valeurs limites réglementaires.

Diapositive 24 (Déchets) : les courbes proposées représentent l’évolution des déchets générés et expédiés à l’extérieur du site ; ces déchets sont générés au cours des différentes phases de la production (ex : le rinçage des fûts génère 30 à 40 litres de liquides dont on ne sait que faire ; l’établissement travaille actuellement sur l’optimisation et la réduction de la production de ce type de déchets).

Diapositive 26 (Investissements) : le site a investi quasiment 1 million d’euros sur différentes thématiques d’importance variable (ex : le remplacement d’un vieux réacteur représente un investissement conséquent).

Diapositive 28 (Dossiers en cours) : ces dossiers seront tout ou partie terminés pour 2014 avec une amplification prévue de la culture sécurité sur le site. Pour ce qui est de la station d’épuration biologique, il est nécessaire de la maintenir en état de fonctionnement. Le plan de modernisation devrait prendre fin en 2014-2015. La maintenance préventive est importante pour l’efficience du matériel et de l’organisation. Excellence opérationnelle = il s’agit d’un discours au sein du groupe qui fixe des objectifs d’excellence, passant par l’amélioration des rendements, l’enchaînement des opérations ou encore la récupération des déchets.

Diapositive 29 (Prévisions d’investissements Sécurité pour 2014 et non 2013 comme mentionné) : le recyclage des effluents est une de ces prévisions telle que la récupération des condensats pour diminuer la consommation d’eau. Il a en effet été constaté que l’eau à la sortie de la station d’épuration était de bonne qualité donc plutôt que de la rejeter dans le canal, il serait intéressant d’en récupérer une partie pour faire fonctionner les pompes à vide. L’augmentation des détecteurs pour les départs de feu est également prévue.

Echanges avec les participants

Mme CASTELAIN (Nord Nature Environnement) s’interroge sur la signification d’EIPS (diapositive 5).

M. MOUTERDE précise que ces « Eléments Importants pour la Sécurité » regroupent tout équipement ou organisation permettant de réduire un risque. Il est de la responsabilité de l’exploitant de les définir.

M. LECLUSE (DREAL) ajoute que dans la réglementation, ces équipements sont considérés comme stratégiques. Ce sont sur eux qu’elle porte prioritairement son attention lors des visites d’inspection.

Mme COILLIOT-LUGEZ (Béthune Nature) s’interroge sur la différence de valeur limite entre juin (< 250 UFC/L) et les autres mois (< 500 UFC/L) concernant les résultats des analyses bactériologiques mensuelles sur la tour aéro-réfrigérante (diapositive 22). Cette différence apparaît comme une anomalie.

M. MOUTERDE répond que cette différence relève de la précision de la méthode d’analyse du laboratoire agréé en charge de celle-ci.

M. LECLUSE ajoute que la valeur limite réglementaire permet de définir les actions à entreprendre. Que l’on soit < à 250 UFC/L ou 500, cela ne change rien dans la mesure où l’on reste inférieur à 1 000 UFC/L qui est la valeur seuil réglementaire.

M. HOCHEDEZ (DREAL) précise que cette différence est due au changement de laboratoire entre celui auquel le site a régulièrement recours et celui du mois de juin car c’est précisément ce mois-ci que la DREAL a procédé à un contrôle inopiné sur le paramètre des Légionelles. Il s’agit bien d’une différence de précision entre les méthodes d’analyse.

M. MOUTERDE signale qu’il a généralement recours au même laboratoire agréé de façon contractuelle et qu’il en existe relativement peu pour ce type d’analyses.

Mme COILLIOT-LUGEZ souhaite des précisions complémentaires sur le projet de réutilisation d’une partie des eaux en sortie de station d’épuration.

M. MOUTERDE précise que l’eau est pompée dans le milieu naturel pour une utilisation en procédés ou comme eau de refroidissement et le tout est ensuite envoyé dans la station d’épuration biologique pour traitement afin de ramener les effluents aux concentrations réglementaires avant rejet dans le canal. Dans la mesure où ce pompage d’eau a un coût, l’idée est de réutiliser une partie de ces effluents pour des utilisations pour lesquelles on peut avoir recours à de l’eau un peu moins pure que celle pompée comme les pompes à vide par exemple. Cette réflexion est toutefois à l’état de projet et nécessitera une action permanente de fiabilisation de la station d’épuration.

Mme COILLIOT-LUGEZ souligne l’importance de cette évolution et s’interroge sur la possibilité de pomper l’eau du canal en alimentation plutôt que celle de la nappe phréatique.

M. MOUTERDE précise que les effluents, de par leur qualité, contribuent même à purifier l’eau du canal. L’idée est de faire une boucle pour éviter de surconsommer l’eau. Cette réduction de l’utilisation de l’eau contribuerait à l’amélioration du mode de fonctionnement. Pour autant, la démarche nécessite un certain nombre de calculs ainsi qu’une mise en œuvre particulière. Même si c’est à l’état de projet, celui-ci a bon espoir qu’il soit réalisé en 2014 ou 2015.

M. LECLUSE s’interroge sur l’impact de ce projet en termes de concentrations et de flux des effluents.

M. MOUTERDE précise que les concentrations resteraient les mêmes. On récupérerait de l’eau déjà passée par la station donc de même composition que les effluents actuels. C’est la pollution totale qui sera donc plus faible. Le projet concerne bien de la récupération aval. À la sortie de la station, il y a actuellement un tuyau visant au rejet des effluents dans le canal. Une partie de cette eau serait récupérée d’où une réduction du volume rejeté. Les débits ne sont pas importants (400 m3/jour maximum soit 14 m3/heure). Le projet vise la récupération de 4 à 5 m3/heure pour une pompe à vide. Cela restera un appoint pour ces pompes à vide.

Mme CASTELAIN signale qu’il s’agit d’une mesure écologique et économique en même temps.

M. MOUTERDE répond que les deux mesures sont liées. L’objectif écologique n’est jamais rentable à lui seul.

M. VERBEKE clôture la réunion en précisant que la prochaine CSS se tiendra l’année prochaine à la même période.

Toute correspondance concernant ce compte-rendu est à adresser au Président de la CSS à l’adresse de son secrétariat : S3PI de l’Artois

Centre Jean Monnet

Avenue de Paris

62400 BETHUNE