Comptes-rendus

Ont été remis en séance les documents suivants :

  • les arrêtés préfectoraux de création et de nomination des membres de la CSS du site classé AS exploité par la société CRODA CHOCQUES SAS sur le territoire de la commune de Chocques, respectivement datés du 26/04/2013 et 13/05/2013 ;
  • les modalités de fonctionnement de la CSS de la société CRODA CHOCQUES SAS ;
  • le projet de règlement intérieur de la CSS de la société CRODA CHOCQUES SAS ;
  • Bilan annuel – Années 2012- 2013, CRODA CHOCQUES SAS.

ORDRE DU JOUR

Installation de la CSS de la société CRODA CHOCQUES SAS à Chocques

  • Présentation du bilan annuel de la société CRODA CHOCQUES SAS à Chocques
  • Agenda à venir

    Introduction

    Introduction par Madame la Sous-préfète de Béthune qui remercie les participants de leur présence et rappelle le changement de configuration avec un passage de CLIC (Comité Local d’Information et de Concertation) en CSS (Commission de Suivi de Site).

    1 – Installation de la CSS de la société CRODA CHOCQUES SAS à Chocques

    Présentation du diaporama sur les modalités de fonctionnement de la CSS par Hélène COPIN, animatrice du S 3PI de l’Artois.

    Le projet de règlement intérieur, comme les autres documents présentés en séance, a été porté à la connaissance des membres de la CSS le 10/12/2013 par voie électronique. Il correspond à celui des autres CSS du territoire. N’ayant pas fait l’objet de remarque particulière en cours de réunion, il est approuvé et sera utilisé dans le cadre des réunions à venir.

    • Nomination des membres du bureau de la CSS

    Représentant du collège des Administrations de l’Etat : la DREAL

    Représentant du collège des Collectivités territoriales et EPCI : le Maire de Labeuvrière

    Représentant du collège des Riverains & Associations : consultation par voie électronique en l’absence de tout représentant à la réunion du jour

    Représentant du collège des Exploitants : Monsieur KHOURY

    Représentant du collège des Salariés : Monsieur GUFFROY

    Président : le Sous-préfet de l’arrondissement Béthune

    2- Présentation du bilan annuel de la société CRODA CHOCQUES SAS

    Présentation du diaporama par Monsieur Jean-François VALEMBERG.

    Le diaporama qui a été porté à la connaissance des membres de la CSS avant la tenue de la réunion a été quelque peu modifié pour prendre en compte les données de l’année 2012 en plus de celles de 2013. La version amendée sera mise en ligne avec le présent compte-rendu.

    Diapositive 4 (référentiels &certifications)  : EFfCI = référentiel spécifique aux produits cosmétiques

    Diapositives 5 à 7(mise à jour EDD)  : la mise à jour de l’étude de dangers (EDD) est une des actualités principales du site. A la demande de la DREAL, celle-ci repose sur un document exhaustif qui comprend la liste des scénarios qui sont susceptibles d’engendrer un accident majeur ainsi que des moyens de prévention associés. Cette mise à jour a été remise à l’administration en novembre 2013.

    Diapositive 9 (visites et inspections de la DREAL)  : les oxydes d’éthylène et de propylène qui ont fait l’objet d’une visite approfondie de la part de la DREAL sont les principales matières premières utilisées par le site.

    Diapositives 10 à 15 (formations et exercices)  : la politique de CRODA en matière de formation est d’envoyer les équipiers de seconde intervention se former à l’extérieur.

    RC1-RC2 = sessions de Raffinerie Chimie

    INTOX = gestion des émissions chimiques

    Exercices POI = 1 exercice annuel est imposé par la réglementation et les autres exercices qui ont été réalisés sont ceux que le site s’impose en complément (20 par an sur la base des scénarios de l’EDD).

    Diapositive 14  :…. « afin d’utiliser le nouveau dévidoir installé sur le VPI » (portion de texte tronquée sur la photo du scénario 4)

    Diapositive 16 (exercice POI 2012 avec secours extérieurs)  : 27 actions d’amélioration décidées à l’issue de l’exercice, portant sur des aspects humains (formations), organisationnels (mises à jour de procédures par exemple) ou technique (ex : changement de matériel) du POI.

    Diapositive 18 (traitement des effluents par la STEP) = cette station d’épuration est opérationnelle depuis 2011 mais exploitée pendant 2 ans par Véolia. Depuis le 01/12/2013, le site l’exploite en complète autonomie après acquisition du savoir-faire auprès du prestataire. Cette internalisation s’est soldée par 2 embauches visant un caractère opérationnel et un meilleur rendement opératoire (supervision mise en œuvre pour gagner en efficacité dans les interventions rapides).

    Diapositives 20 et 21 (gestion des déchets)  : le charbon actif sert à filtrer certains composants des eaux usées.

    Le site s’est engagé dans la recherche de filières dédiées pour ses déchets avec des impacts environnementaux les plus faibles possibles (ex = combustible de remplacement pour les cimenteries).

    + 2500 tonnes recyclées sur les 3000 tonnes de déchets produites.

    Il organise également des journées environnement en partenariat avec d’autres intervenants pour sensibiliser les employés à l’environnement (compostage et gaspillage alimentaire) ; l’objectif étant de susciter une certaine prise de conscience de la part des employés avec la définition de pistes d’amélioration.

    Diapositive 23 (répartition des déclarations par catégorie)  : le nombre de presqu’accidents reste important ; il s’agit d’une volonté du site de garder ce chiffre élevé car il témoigne d’une remontée d’informations qui concoure à la prévention (recensement des situations qui auraient pu dégénérer).

    Diapositive 24 (Investissements 2012) = 691 000 € (contre 655 000 pour 2013) ; ces montants sont conséquents pour un site de la taille de CRODA à Chocques et concernent les investissements tant à visée risques technologiques que risques chroniques.

    Diapositive 25 (perspectives HSE 2014)  : la mise à jour de l’EDD s’accompagne d’un échéancier à respecter.

    SIR (Service d’Inspection Reconnu) = Service mis en place par l’exploitant pour le suivi et le contrôle des équipements sous pression.

    Le projet de faire remonter les situations d’accidents/incidents de l’ensemble du groupe sera certainement informatisé.

     

    3- Agenda à venir

     

    Le prochain rendez-vous concernant le PPRT de l’établissement, même s’il n’est pas encore inscrit dans l’agenda, se tiendra vraisemblablement au cours du printemps 2014.

     

     

    Fin de la séance.

    Toute correspondance concernant ce compte-rendu est à adresser au Président de la CSS à l’adresse de son secrétariat :

    S3PI de l’Artois

    Centre Jean Monnet

    Avenue de Paris

    62400 BETHUNE

  • Introduction

    Introduction par Monsieur le Sous-préfet de Béthune qui remercie les participants de leur présence.

    Rapide tour de table des participants.

    1- Présentation du bilan annuel de la société CRODA CHOCQUES SAS pour l’année 2013

    Présentation du diaporama par Monsieur KHOURY.

    Diapositive 2 (Sommaire) : Rappel de l’ordre du jour.

    Diapositive 4 (Nos référentiels) : le référentiel OHSAS (sigle anglo-saxon pour Système de Management de la Santé et de la Sécurité au Travail) va devenir ISO 2010 GMP (sigle anglo-saxon pour Bonnes Pratiques de Fabrication). Il s’agit d’un niveau de qualité exigible pour les produits à destination du secteur de la cosmétique.

    Diapositive 6 (Finalisation de l’étude de dangers) : la dernière étude de dangers datant des années 2006-2007, sa mise à jour a fait l’objet d’un travail de fond conséquent comprenant notamment un nombre important de modélisations d’accidents.

    Diapositive 7 (En chemin vers le PPRT) : une étude technico-économique a été lancée pour réduire les risques à la source en ajoutant notamment des barrières de sécurité. Des pistes d’actions ont été identifiées. Une liste d’actions assortie d’un échéancier a été proposée à la DREAL en juillet.

    La version définitive de la tierce expertise a été réceptionnée par l’exploitant il y a 2 à 3 semaines et met en évidence une demande d’éléments complémentaires visant à aller plus loin dans la démarche.

    A noter que l’étude de dangers reprend les dernières préconisations et se base sur celles-ci.

    Diapositive 9 (Visites et inspections de la DREAL) : la directive IED concerne la gestion des émissions (eau, air, sol, déchets…) en provenance des installations industrielles.

    Diapositives 11 et 12 (Formation & Exercices) : le centre de formation GESIP (Groupe d’Etude de Sécurité des Industries Pétrolières et Chimiques) est le centre de formation des pompiers professionnels. L’équipe des opérateurs et des pompiers internes de seconde intervention de l’établissement sont formés dans ce centre.

    Le SDIS participe aux exercices POI (Plan d’Opération Interne) de l’établissement tous les 2 ans. Le prochain exercice aura lieu en 2015. La formation des équipes de seconde intervention comprend une vingtaine d’exercices soit 4 exercices par équipe et dont les scénarii sont issus du POI.

    Diapositives 13 à 15 (Thèmes abordés en formation continue) : les illustrations reprennent des exemples d’exercices.

    Diapositive 16 (Exercice POI avec secours extérieurs) : il s’agit d’un exercice important réalisé avec le concours du SDIS à savoir une simulation de feu d’un réacteur. L’exercice s’est achevé avec la mise en place de bornes aux points de confinement et la notification de pistes d’amélioration notamment en termes d’efficacité du commandement. L’exploitant précise que ce type d’exercice est particulièrement riche en enseignement.

    Diapositive 18 (Traitement des effluents par notre STEP = station d’épuration interne à l’établissement) : fin 2013, l’établissement a repris l’exploitation complète de la station d’épuration interne qui n’a que 4 ou 5 ans d’existence. Cette internalisation doit permettre une maîtrise plus importante de son fonctionnement ainsi qu’une meilleure adéquation de celle-ci avec les produits fabriqués par l’établissement. Un pilote a d’ailleurs été créé à proximité de la station pour évaluer l’impact des nouveaux produits fabriqués sur les bactéries de cette dernière. L’établissement en attend notamment une meilleure maîtrise des paramètres DCO (Demande Chimique en Oxygène soit la charge polluante globale des effluents) et DBO5 (Demande Biologique en Oxygène sur 5 jours soit l’oxydation des matières organiques biodégradables par les bactéries de la station).

    Diapositive 19 (Bilan du traitement des effluents) : les paramètres analysés sont issus de l’arrêté préfectoral d’autorisation. Les deux non-conformités mentionnées correspondent à l’épisode de neige qui a bloqué toute la région d’où un dépassement des seuils pendant ces 2 jours. Cet incident a fait l’objet d’une information des autorités ainsi que d’une amélioration des rétentions en prévision de cumuls de pluviométrie extrêmement forts. Aucune non-conformité n’a été relevée pour l’année 2014 à la date de ce jour.

    Diapositives 20 et 21 (Gestion des déchets) : DIB = Déchets Industriels Banals. PE = Polyéthylène. L’établissement procède au recyclage des cartons, papiers, canettes, plastiques… Cette démarche de recyclage est importante et comprend la recherche de filières dédiées avec notamment l’examen d’une distance associée à ces filières la plus limitée possible afin de réduire au maximum l’impact environnemental de l’établissement (réduction de l’empreinte en CO2).

    La diapositive 21 illustre une action menée en 2013 sur le compostage. Les salariés de l’établissement ont été conviés pendant une journée pour se faire expliquer ce qu’est le compostage et les sensibiliser à la pratique. Les retours de cette action ont été positifs. Une journée similaire a été organisée sur la sensibilisation au gaspillage alimentaire avec Artois Comm portant sur les quantités de déchets générés par an par la cantine et comment réduire ceux-ci.

    Diapositive 23 (Répartition des déclarations d’accident par catégorie) : ce tableau est similaire à celui qui a été transmis l’année précédente pour la comparaison. Il fait état de 2 accidents avec arrêt, de faible gravité, ce qui signifie « sans séquelles ». L’établissement encourage le personnel à faire remonter à la Direction les blessures même mineures pour travailler sur le sujet. La démarche est identique avec les presqu’accidents. Leur analyse doit permettre d’éviter des accidents plus graves. On peut constater une amélioration dans l’accidentologie et l’incidentologie par rapport à l’année précédente. On notera cependant une modification par rapport à ce qui est notifié dans la mesure où un accident s’est produit il y a 3 ou 4 semaines. L’établissement était presque arrivé à 1 an sans accident. Ce point sera abordé l’année prochaine avec le bilan 2014.

    Diapositive 24 (Principaux investissements 2013) : 655 000 euros ont été investis dans la sécurité et l’environnement notamment la sécurité d’approvisionnement électrique car celle-ci impacte directement les installations.

    Diapositive 25 (Perspectives 2014) : une étude complémentaire est à lancer pour pouvoir travailler sur le PPRT. Concernant le « nouveau système de reporting des accidents/incidents », l’action émane d’une demande de la DREAL de mieux suivre les actions liées à des accidents dans une base de données unique.

    Diapositives 26 à 28 (Nouveau Pont) : l’exploitant a décidé de la construction d’un nouveau pont d’accès au site et de la réduction des nuisances sonores générées par les installations (cf. photographies).

    L’établissement a en effet constaté que la circulation ne se faisait pas correctement malgré la signalétique ; les camions continuent de passer par la rue Melchior malgré une chaussée non adaptée. Un pont sera donc réalisé en courbe pour forcer les poids lourds à passer à l’opposée de la rue Melchior tout en gardant une courbure suffisante pour permettre le passage des véhicules légers. Ce travail sera mené avec la mairie et accompagné d’une lettre à l’attention des riverains pour leur expliquer les nuisances associées aux travaux. L’exploitant a interrogé le SDIS sur le rayon de courbure pour s’assurer qu’il était suffisant. Or, le SDIS souhaiterait un rayon de 11 mètres au lieu des 8 mètres prévus. A noter qu’il n’existe pas de réglementation sur le sujet. Ce point n’est donc pas encore finalisé. Si l’exploitant suit les recommandations du SDIS en passant à un rayon de 11 mètres, cela imposera d’aller plus loin au niveau du pont, ce qui engendrera un coût supplémentaire. Des discussions sont en cours avec le SDIS pour maintenir le rayon de courbure prévu. Si aucun consensus n’est trouvé, l’exploitant remettra en état le pont actuel comprenant un rayon de 8 également. A noter qu’il convient de respecter une certaine période de l’année pour réaliser les travaux afin d’éviter toute perturbation de la rivière et de la faune associée pour la reproduction de cette dernière.

    Diapositive 29 (Début d’année 2014) : l’établissement procède à un arrêt important tous les 18 mois pour la maintenance. En 2014, celle-ci s’est déroulée du 26 mars au 11 avril. Elle s’est accompagnée d’un challenge sécurité visant à encourager les entreprises extérieures à travailler avec CRODA sur l’amélioration de la sécurité. Des comparaisons ont notamment été menées sur ce qu’elles ont remonté, si elles avaient respecté les autorisations de travail par exemple. Cette dynamique est intéressante pour le personnel. Elle procure des occasions d’échanges entre le personnel interne et le personnel externe sur la prévention. Cette action sera poursuivie.

    Echanges avec la salle

    M. HONORE (Sous-préfet de Béthune) s’enquiert de la notion de presqu’accident en souhaitant quelques exemples ainsi que des précisions sur l’échéancier associé au PPRT.

    M. KHOURY illustre un exemple très simple à savoir que lorsqu’une personne se prend les pieds dans des câbles dans un bureau sans pour autant tomber, cela aurait pu se traduire par un accident avec chute ou un équipement qui tombe. L’exploitant va alors analyser le contexte pour évaluer notamment le risque associé à la prise située à côté des câbles ou si ces derniers doivent être protégés. Un autre exemple peut concerner un atelier dans lequel traînerait un tuyau en se posant la question de savoir où on peut ranger celui-ci ou s’il faut le mettre sur un enrouleur. Cette analyse est propre à l’établissement.

    Pour ce qui est de l’échéancier PPRT, l’exploitant doit encore travailler sur l’étude supplémentaire demandée par la tierce expertise menée par l’INERIS. Cette étude sera lancée rapidement.

    M. MODRZEJEWSKI (DREAL) précise qu’en termes de calendrier, la DREAL et l’exploitant pensaient relancer le PPRT cette année. Malheureusement, il s’avère qu’il y a nécessité d’éclairages supplémentaires. Une réunion des Personnes & Organismes Associés (POA) à l’élaboration du PPRT pourrait se tenir début 2015, sous réserve de la transmission de compléments par l’exploitant à la DREAL. Quelques compléments à la tierce expertise sont attendus pour relancer de façon sereine et sérieuse le PPRT en vue d’une approbation fin 2015 voire début 2016. A noter que la démarche est passée d’une dizaine de scénarios à l’examen exhaustif de l’ensemble des scénarios possibles.

    Mme LEFORT (SIDPC) s’enquiert de la finalisation de l’étude de dangers qu’elle n’a pas vu présentée au CODERST. Celle-ci sera-t-elle présentée début 2015 ’

    M. MODRZEJEWSKI précise qu’il subsiste quelques questionnements de l’INERIS sur cette étude de dangers. Le donner acte sera fait quand les échanges auront abouti.

    M. TROUVILLIEZ (Nord Nature Environnement) rappelle que l’étude du PPRT devait être menée en 12 mois. Or, celui-ci a fait l’objet de 8 reports depuis le 8 octobre 2007. L’usine doit donc présenter plus de dangers que ce qui est dit aujourd’hui. Il souhaite connaître le motif de ces 8 reports.

    M. MODRZEJEWSKI précise que le PPRT de l’établissement CRODA a été lancé officiellement en 2006-2007 à la demande du Ministère mais celui-ci s’est avéré plus compliqué que prévu. Les reports constituent pour autant une continuité réglementaire. Il a fallu repartir d’une page blanche pour étudier les scénarios dangereux en rapport avec la réglementation en vue d’aboutir à l’approbation d’un PPRT sérieux incluant également une démarche de réduction du risque à la source. On ne va donc pas dans le sens d’une augmentation du risque mais dans celui d’une réduction du risque, ce qui prend du temps.

    M. TROUVILLIEZ signale que si on ne va pas dans le sens d’une augmentation du risque, on constate néanmoins beaucoup de risques à gérer et à juguler au niveau du site. Il s’enquiert de savoir si la CSS sera destinataire de l’ensemble des documents associés.

    M. MODRZEJEWSKI répond par l’affirmative en rappelant qu’en configuration POA, « Personnes & Organismes Associés », la CSS est partie prenante. Les documents seront donc partagés et les POA seront associés à la démarche. L’établissement présente 50 phénomènes dangereux, ce qui est loin des cas de raffineries où on est plutôt 2 500 scénarios. Il fallait impérativement partir d’un socle sérieux que constitue l’étude de dangers. L’analyse des phénomènes dangereux d’un établissement chimique n’est jamais simple. L’ensemble des éléments sera partagé prochainement dans le cadre de la relance du PPRT.

    M. TROUVILLIEZ rappelle que dans la présentation de l’exploitant, on parle du recyclage des déchets dans la cimenterie. Il s’enquiert de savoir s’il n’est pas possible d’envoyer ceux-ci vers l’usine d’incinération des ordures ménagères de Labeuvrière pour éviter tout déplacement. Il suppose toutefois que cela doit dépendre des arrêtés préfectoraux d’autorisation ainsi que des conditions de combustion.

    M. MODRZEJEWSKI rappelle qu’il existe des déchets de différentes catégories. L’usine d’incinération des ordures ménagères de Labeuvrière, bientôt centre de valorisation énergétique, est habilitée au traitement des Déchets Industriels Banals et des ordures ménagères. Ce qui n’est pas le cas des déchets dangereux, même énergétiques. D’où l’envoi de ceux de CRODA en cimenteries. Les cimenteries sont tout à fait adaptées au traitement de ces déchets.

    M. TROUVILLIEZ s’enquiert des rejets atmosphériques associés à l’activité de l’établissement CRODA. Il n’en est pas fait allusion dans la présentation. Il souhaite savoir si des contrôles inopinés sont réalisés sur les rejets de l’usine.

    M. VIOLETTE (CRODA) répond que les rejets atmosphériques concernent le stockage des matières premières soit des oxydes, après passage par un laveur et font l’objet d’un suivi. Des mesures sont réalisées sur le dépotage complet des oxydes d’éthylène et de propylène, le tout encadré par l’arrêté préfectoral d’autorisation.

    M. MODRZEJEWSKI note cet élément manquant qui pourra être repris dans le bilan environnemental à venir.

    2- Présentation d’un projet de nouveau réacteur

    CRODA est un groupe anglais qui continue à investir sur le site de Chocques avec la volonté d’installer un nouveau réacteur. Actuellement, le site en comprend 6. Le nouveau réacteur portera ce nombre à 7 avec l’installation d’une nouvelle ligne dans le but d’une augmentation de capacité. L’investissement prévu est de plusieurs millions d’euros. Le démarrage de ce nouveau réacteur est prévu pour début 2017 assorti de la création de 12 emplois soit 8 % de l’effectif actuel.

    Les deux ateliers PC2 et PC4 comprennent actuellement 3 réacteurs chacun. Le nouveau réacteur sera installé dans l’espace entre les deux ateliers.

    Une étude des risques sera réalisée et soumise à la DREAL pour évaluer l’absence d’impact de ce projet sur le PPRT et valider l’absence de risque supplémentaire généré par la nouvelle installation.

    Il s’agit d’un ballon d’alcoolatation associé à deux stockages en amont, un mélangeur et quatre stockages de produits finis emballés ensuite sous forme de fûts liquides ou en conditionnement de produits solides.

    Les emplois créés par le projet seraient répartis de la façon suivante : 5 personnes en production, 3 en logistique, 2 chimistes et 2 en « engineering ».

    Ce projet étant confidentiel, son schéma ne sera donc pas mis en ligne.

    Cela constitue une bonne nouvelle pour le site de Chocques.

    M. TROUVILLIEZ s’enquiert du devenir des boues de la station d’épuration interne. Sont-elles analysées ? Incinérées ? Cela n’est pas précisé dans la présentation.

    M. VIOLETTE (CRODA) précise qu’une partie de ces boues part en compostage et le reste en épandage avec analyses et suivi à chaque départ de boue.

    M. TROUVILLIEZ signale que la présentation ne comprend aucune information sur la question des transports. Or, la démarche de Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA) va donner lieu à des circuits obligés voire des itinéraires. Est-ce que les produits sont acheminés par d’autres moyens de transports que la route ’

    M. KHOURY rappelle que le site comprend une ligne de train pour les matières premières à savoir les deux oxydes qui arrivent à 98 % par wagon. Ce mode de transport est plébiscité par l’exploitant, soucieux de son empreinte carbone. Une des richesses du site concerne cet accès ferroviaire. Pour autant, l’exploitant déplore qu’il ne puisse disposer que de deux dessertes par semaine, restriction imposée par RFF.

    M. TROUVILLIEZ ne comprend pas les réticences de RFF au regard des contraintes environnementales.

    M. MODRZEJEWSKI répond que RFF, au niveau transport par rail, est un des moins bons transporteurs européens. On œuvre au niveau national pour améliorer cet état de fait, également dans le cadre du PPA. Il y a bien nécessité de passer par du transport alternatif mais la démarche prend du temps. Malgré les efforts réalisés depuis quelques années, le bilan n’est toujours pas positif sur ce point.

    M. HONORE conclut en confirmant que la problématique de desserte ferroviaire est certaine. Cette exigence d’amélioration joue aussi dans d’autres dossiers, notamment pour l’établissement ROQUETTE à Lestrem. L’exploitant travaille actuellement avec RFF sur la réalisation d’une nouvelle desserte. Il ajoute qu’il est conscient qu’il y a beaucoup à faire dans l’arrondissement de Béthune sur cet aspect.

    Fin de séance

    Toute correspondance concernant ce compte-rendu est à adresser au Président de la CSS à l’adresse de son secrétariat :

    S3PI de l’Artois

    Centre Jean Monnet

    Avenue de Paris

    62400 BETHUNE

    ORDRE DU JOUR

    Présentation du bilan annuel de la société CRODA CHOCQUES SAS à Chocques pour l’année 2014

    Introduction

    Introduction par M. HONORE, Sous-préfet de Béthune, qui remercie les participants de leur présence.

    Rapide tour de table des participants.

    Présentation du bilan annuel de la société CRODA CHOCQUES SAS pour l’année 2014

    Présentation du diaporama par M. KHOURY, Directeur de l’établissement.

    Diapositive 2 : rappel de l’ordre du jour de la présentation.

    Risques technologiques

    Diapositive 4 (référentiels & certifications) : la nouveauté par rapport à l’année dernière concerne la qualité ; l’établissement a été audité pour l’obtention de la certification EXCiPACT ; cette certification supplémentaire vise à renforcer l’image qualité de l’établissement vis-à-vis des secteurs de la pharmaceutique et de la cosmétique. La démarche est en cours.

    Diapositive 6 (EDD et PPRT) : concernant l’étude de dangers, un travail de fond a été mené conjointement avec la DREAL, le cabinet d’ingénierie spécialisé et le tiers expert (INERIS). Ce dernier a mis en évidence la nécessité d’une étude supplémentaire, encore en cours actuellement. Dans quelques semaines, une restitution des résultats de cette ingénierie sera faite en interne. Le document concerné, conséquent, comprend l’analyse de plus de 50 scénarios (risques de surpression, thermiques et toxiques) avec des modélisations tout aussi importantes.

    M. HONORE souhaite l’avis de la DREAL à ce sujet.

    M. HOCHEDEZ (DREAL) confirme le travail conséquent mené en 2014 à partir de la demande de révision de l’étude de dangers formulée en 2012 ; cette étude se matérialise par un document volumineux analysant l’ensemble des phénomènes dangereux susceptibles de survenir sur le site et évaluant leurs zones d’effets impactant ou non l’urbanisme autour du site. Plusieurs compléments ont dû être apportés : deux documents et une étude technico-économique. Une tierce expertise a été sollicitée auprès de l’INERIS qui a formulé des remarques, certes justifiées, mais difficiles à lever. Beaucoup de réunions s’en sont suivies avec les parties prenantes (DREAL, exploitant, cabinet d’ingénierie et l’INERIS). Toutes ces étapes ont eu pour effet de rallonger les délais mais tous ont espoir d’aboutir à un document de qualité brossant l’ensemble des phénomènes dangereux en toute exhaustivité. Une fois le document en question entériné, la démarche PPRT (Plan de Prévention des Risques Technologiques) pourra être poursuivie.

    M. HONORE s’enquiert des délais raisonnablement escomptés.

    M. HOCHEDEZ rappelle que cette démarche PPRT comprend une période de 6 mois incompressibles dont notamment 2 mois de concertation/consultation + 2 mois dévolus à l’enquête publique (1 mois d’enquête + 1 mois de préparation/finalisation). La DREAL espère l’approbation du PPRT au cours de l’année 2016. La DREAL rappelle que cette démarche d’élaboration du PPRT ne pourra être relancée qu’une fois l’ensemble les éléments liés à l’étude de dangers en possession de l’Administration.

    Diapositive 8 : chaque visite d’inspection renforcée de la part de la DREAL comprend, outre les thèmes spécifiques retenus, la vérification de la clôture effective des remarques ou observations soulevées à l’occasion des visites d’inspections précédentes.

    La parole est passée à M. MASSOJI qui a rejoint CRODA il y a une semaine en tant que responsable Qualité Sécurité Hygiène Environnement.

    Diapositive 11 : les exercices réalisés sur site sont détaillés.

    Le but des exercices est de réduire le temps d’intervention pour qu’il soit le plus court possible.

    Diapositive 13 : configuration réelle.

    La polymérisation consiste en la fabrication d’un ensemble de molécules chimiques dont la configuration se répète avec un dégagement de chaleur et/ou un durcissement. Il s’agit d’une réaction contrôlée qui permet la réalisation d’un produit fini dans un réacteur.

    Chaque scénario choisi permet d’entraîner les équipiers sur la façon d’optimiser les temps d’intervention.

    Diapositive 14 : le personnel est entraîné à intervenir en combinaison chimique.

    Diapositive 15 : l’attaque de la fuite simulée de produits inflammables est réalisée au moyen d’émulseur (mousse).

    Diapositive 16 : l’exercice POI (Plan d’Opération Interne) permet de vérifier que chacun à son poste réalise la mission qui lui est dévolue.

    A noter que les personnes qui interviennent en combinaison sont en situation de stress supplémentaire.

    En 2015, un exercice est prévu avec les pompiers.

    Risques chroniques

    Présentation par M. PERET, Ingénieur environnement.

    Diapositive 18 : des investissements importants ont été réalisés au niveau de la station d’épuration en 2011 avec l’installation de la supervision ; il s’agit d’une activité à part entière, avec un accès 24H/24 pour suivre l’ensemble des paramètres. L’activité de gestion opérationnelle de cette station d’épuration a été reprise par CRODA, générant la création de 2 postes. L’équipe environnement regroupe à présent 4 personnes.

    Diapositive 19 : le volume moyen quotidien des effluents qui transitent par la station enregistre une tendance à la baisse à savoir 440 m3 contre 600 m3 précédemment. Son fonctionnement est de nature biologique. Une trentaine de paramètres sont mesurés directement sur le site. Le rendement biologique de la station a fait un net bond en 2014 du fait des recherches entreprises par le personnel à des fins d’optimisation. Il est à noter que le fonctionnement de la station correspond à quelque 10 % de la facture énergétique de l’établissement. Le graphique proposé permet de s’inscrire dans la durée avec un rendement homogène à l’année. A noter que la station d’épuration dans sa configuration initiale datait de 1974.

    Diapositive 20 : les tonnages de déchets produits sont similaires aux années antérieures. Quelques évolutions visent notamment la réutilisation énergétique. Le déchet principal part en cimenterie. En travaillant sur un volume important, cela permet de diminuer le coût du transport de ces déchets. Ceux-ci sont également évacués du site à un rythme régulier.

    CRODA indique avoir travaillé sur les IBC (Intermediate Bulk Container). Ceux-ci sont des réservoirs facilement transportables, couramment utilisés en milieu industriel pour le stockage temporaire de liquides. Sur le site de Chocques, ces IBC constituaient auparavant des déchets, traités par une filière de destruction ; aujourd’hui, avec un appui de l’équipe opérationnelle, ces déchets sortent de leur statut ultime car les poches sont re-conditionnées sur place. On réduit ainsi à la fois le transport et l’impact avec une seconde vie pour les containers sans danger car les parties en contact des produits chimiques ont été éliminées.

    L’action qui a été menée sur le site en collaboration avec ARTOIS COMM sur le compostage et le gaspillage alimentaire a été particulièrement appréciée des salariés. Les déchets verts sont ainsi réutilisés sur site en étant broyés.

    Diapositive 21 : l’établissement s’est également positionné en faveur de la biodiversité en installant 3 ruches sur le site, avec l’aide et l’appui d’un apiculteur sur une zone naturelle entre l’établissement et le bois de Lapugnoy. Cette installation en avril 2014 a permis une récolte de 50 kg de miel qui ont été partagés entre les salariés.

    Diapositive 22 : le thème de l’énergie a été étudié avec une vue macroscopique du site et un œil global visant à évaluer ce qui pouvait être amélioré. Une coordination a été mise en place avec une partie de poste rattachée à la fonction environnementale. Un groupe de travail pluridisciplinaire a été réuni pour rassembler des idées, les bonnes pratiques et échanger avec d’autres entreprises par le biais de la Chambre de Commerce et d’Industrie. 3 axes ont été étudiés à savoir : le technique, le management et le comportement. L’idée était d’échanger pour déplacer quelques leviers proches.

    Diapositive 23 : la consommation d’énergie est très proche d’une année à l’autre, à l’exception de la composante météorologique dont l’influence est indéniable. Le site consomme 3 sources d’énergie à savoir le gaz (dans une chaudière visant à produire de la vapeur), de la vapeur en tant que telle et de l’électricité (à hauteur de 19 %). De la vapeur est achetée à VALNOR, source qui représente 2/3 de la consommation du site. Le groupe de travail cherche à investiguer sur ces sources d’énergie (vapeur et électricité) pour voir si cette consommation spécifique peut être substituée. Un travail est en cours avec la Chambre de Commerce & d’Industrie Régionale et l’ADEME. La cartographie proposée permet de constater la répartition de l’énergie sur le site pour pouvoir mettre en place un plan d’actions adapté. Pour ce faire, il conviendra de mettre en place un suivi régulier avec des indicateurs pour suivre l’évolution et tracer les améliorations.

    Reprise de la présentation par M. MASSOJI

    Diapositive 25 : le site enregistre une baisse sensible des accidents avec arrêt (de 4 en 2012 à 1 en 2014). L’absence d’incidents de transport en 2014, passant de 7 en 2012 à 0, tend à illustrer une assez bonne maîtrise de ce risque. Pour ce qui est des presqu’accidents, une baisse sensible est également enregistrée ; cet indicateur permet d’orienter la politique Hygiène Sécurité Environnement et maintenir les résultats pour les années à venir.

    Diapositive 26 : concernant la gestion des entreprises extérieures, une centaine de plans de prévention a été réalisée pour 2014. Il s’agit d’une obligation réglementaire. Une augmentation de 10 % des accueils sécurité a également été enregistrée, d’une durée d’une demi-matinée. L’audit des autorisations de travail consiste à valider le respect des conditions de travail préconisées par CRODA auprès des intervenants extérieurs. Les chiffres enregistrés sont assez stables d’une année à l’autre.

    Reprise de la présentation par M. KHOURY

    Diapositive 27 : un arrêt conséquent intervient tous les 18 mois sur le site. Cet arrêt permet de concentrer beaucoup de travaux de maintenance qui ne peuvent être réalisés à un autre moment. L’activité y est donc intense. Un challenge sécurité est proposé à toutes les entreprises extérieures pour les impliquer dans la thématique. 3 entreprises intervenantes ont été récompensées avec des bons d’achat pour les intervenants.

    Diapositive 28 : les investissements réalisés l’ont été dans différents domaines.

    La réduction du nombre de flexibles se fait sur plusieurs années avec un remplacement par des structures fixes quand cela est possible. Le remplacement de l’éclairage par des LED s’inscrit dans la thématique de la maîtrise de l’énergie. Le report de certaines alarmes (jusqu’alors en local) a été mis en place vers la salle de commande. A noter que le montant total porte sur plus d’un million d’euros.

    Diapositive 30 : début mai 2015, des odeurs inhabituelles ont été remontées à la ville de Chocques, au niveau du quartier Saint-Sauveur. C’était une période particulièrement venteuse. Certaines personnes ont parlé de mercaptans. GRDF a appelé les pompiers pour les aider à en identifier la source. Une cellule « sécurité » a même été activée. Des mesures ont ainsi été réalisées sur le site et autour de ce dernier. Aucun des détecteurs n’a décelé la moindre présence de gaz, concluant à une absence de risque sur la santé et la sécurité des employés comme des riverains. Persistait pour autant la nuisance olfactive dont la source n’avait pu être corrélée avec certitude au site compte tenu de la présence du vent. Au niveau du bassin des effluents a été ressentie une odeur inhabituelle. Celle-ci a pu être mise en relation avec un envoi accidentel de produit d’une cuve d’eau de lavage déversant en une seule fois une forte charge vers la station d’épuration interne. Habituellement, un tel produit arrive en petite quantité. Le bassin ayant recueilli ces effluents n’étant pas oxygéné, le produit s’est décomposé dans des conditions inadaptées, générant des composés volatils odorants.

    Diapositive 31 : le gaz le plus critique émis par les stations d’épuration est le sulfure d’hydrogène (H2S). Le seuil olfactif de ce dernier étant extrêmement faible, on enregistre un facteur de 100 000 entre ce seuil et la valeur limite pour une exposition de 15 mn et 10 000 avec la valeur moyenne d’exposition très longue durée. Le seuil olfactif est donc bien en deçà des valeurs de risque et des seuils de détection du matériel utilisé par le SDIS. Ce n’est donc pas parce que l’on sent le sulfure d’hydrogène qu’il y a danger compte tenu de ce seuil olfactif extrêmement bas.

    Diapositive 32 : des mesures ont été prises par l’exploitant à commencer par l’isolement des eaux contaminées, l’arrêt de l’envoi des effluents vers ce bassin et la vidange de celui-ci vers le bassin biologique. Une communication fréquente a été mise en place avec la commune de Chocques et la Sous-préfecture. Une communication vis-à-vis des riverains a également été réalisée par le biais d’un flyer distribué dans l’ensemble du quartier Saint-Sauveur à raison de 250 exemplaires, comprenant un numéro de téléphone pour ceux qui souhaitaient plus d’informations.

    Un travail sur les causes de l’incident a été mis en œuvre visant à éviter toute récidive de transferts accidentels aussi importants et des recherches techniques sont encore en cours sur la neutralisation à adapter, dans un tel cas, sans préjudice de fonctionnement de la station d’épuration. L’exploitant a également vérifié en continu qu’il n’y avait pas eu de dysfonctionnements de la station pendant toute la durée de l’incident.

    M. HONORE remercie l’exploitant pour les mesures qui ont été prises ainsi que pour sa réactivité. Il précise qu’il était de permanence quand l’incident s’est produit et qu’il en a bien été avisé. La communication vers la commune a été la bonne décision. L’incident peut être qualifié de notable, même si ce qui est présenté ce jour est plutôt de nature à rassurer l’auditoire. Pour ce qui est de l’origine même de l’incident, M. HONORE souhaite savoir s’il s’agit d’une erreur humaine ou d’un aléa technique.

    M. KHOURY répond qu’il s’agit d’une succession de petits incidents discutés en CHSCT. Une erreur humaine est en cause ainsi qu’une absence de report d’une alarme d’une pompe. Un mélange de causes, en quelque sorte. Un travail est en cours. Ce genre d’incident aide aussi l’établissement à progresser.

    M. HONORE ajoute que cet événement illustre bien l’enjeu de l’information des élus, de la restitution de l’événement ainsi que de l’analyse de celui-ci.

    M. KHOURY précise qu’ils ne sont pas des spécialistes de la communication et qu’il est difficile de savoir comment il convient de réagir lorsque des éléments sont relatés dans la presse sans recueillir la version de l’établissement. L’exploitant est préparé à un POI (Plan d’Opération Interne) mais pas à cela. Il convient d’être le plus réactif possible. Il précise qu’ils ont contacté le SDIS a posteriori pour recueillir des pistes d’amélioration sur l’enjeu de la communication.

    M. PARENT (SDIS) précise que, dès le ressenti d’odeurs, il faut contacter le SDIS qui dispose d’un conseiller technique et ne pas attendre le samedi soir pour déclencher le plan ETARE (plan d’établissement pertorié). Une procédure d’information des services est également à mettre en place.

    M. KHOURY répond qu’il accepte volontiers la remarque. Il ajoute que jusqu’au samedi, personne n’avait décelé d’odeur. Celle-ci était ressentie au niveau d’un rond point mais personne n’avait fait la relation directe avec la station d’épuration de l’établissement. On pensait plus à l’incinérateur ou au poste GRDF. Si le SDIS dispose d’une cellule, l’exploitant est intéressé et le remercie d’avance de son aide.

    Diapositive 33 : en termes de perspectives 2015, l’objectif est avant tout d’aller au bout de l’étude de dangers. Une nouvelle chaufferie doit également être construite. Les murs sont en cours de montage. Cette chaufferie remplacera l’ancienne avec deux nouvelles chaudières pour réduire notamment la distance des tuyauteries qui viennent de VALNOR. Cet équipement plus efficace doit permettre également de réduire de 50 % la consommation de gaz naturel, y compris lorsque les installations sont au repos. Les chaudières commandées pourront démarrer plus rapidement avec un rendement supérieur, le tout dans le respect des normes de combustion. Le montant de l’investissement est d’une valeur de quelque 3 millions d’euros.

    Diapositive 34 : le traitement des derniers points bloquants de la construction du pont doit aussi intervenir. Une parcelle doit être récupérée de la part de la commune. L’exploitant espère pouvoir respecter le délai d’octobre car passé cette date, il ne sera plus possible de toucher à la rivière et il conviendra d’attendre 8 mois supplémentaires. Il s’agit plus d’une contrainte administrative. Le pont actuel doit être arrondi pour garantir son maintien en état de fonctionnement. De tels travaux doivent également permettre de réduire les nuisances sonores pour les camions via la réduction du crissement des pneus. Le rayon de courbure pris initialement (9 m) n’était pas suffisant pour les engins du SDIS. Son passage à 11 m a pris du retard. En établissant une telle courbe, cela forcera les camions à venir par le bon chemin car certains prenaient un raccourci (par la rue Melchior).

    De nouveaux outils de communication inter HSE doivent également être développés tels que des écrans lumineux avec des messages sécurité pour les arrêts mais aussi pour le quotidien.

    La réhabilitation de certains bâtiments est aussi prévue notamment pour enlever le bardage de ceux contenant encore de l’amiante. Le site est déjà en préparation de l’arrêt d’octobre 2015. Il continue à maîtriser et à réduire sa consommation énergétique.

     

    M. LEROY intervient pour signaler que, le samedi soir où l’incident s’est produit, la commune de Labeuvrière n’a pas été contactée et l’a appris par la presse. Elle aurait préféré le savoir de l’exploitant.

    M. KHOURY en prend acte et invite l’intervenant à lui communiquer son numéro de portable.

    M. HONORE conclut la réunion en encourageant les protagonistes à échanger leurs numéros de portable ainsi qu’à renforcer la communication entre l’exploitant et le SDIS en attendant la prochaine réunion.

    M. Le Sous-préfet de Béthune

    Nicolas HONORE

    Toute correspondance concernant ce compte-rendu est à adresser au Président de la CSS à l’adresse de son secrétariat :

    S3PI de l’Artois

    Centre Jean Monnet

    Avenue de Paris

    62400 BETHUNE

    Présentation du bilan annuel de la société CRODA CHOCQUES SAS pour l’année 2015

    Présentation du diaporama par M. KHOURY, Directeur de l’établissement.

    Diapositive 2 : rappel de l’ordre du jour de la présentation.

    Risques technologiques

    Diapositive 4 (référentiels & certifications) : la nouveauté par rapport à l’année dernière concerne la qualité ; l’établissement a obtenu, en octobre 2015, la certification EXCiPACT ; cette certification supplémentaire (le site est certifié EffCI notamment pour les produits cosmétiques) vise à renforcer l’image qualité de l’établissement vis-à-vis des secteurs de la pharmaceutique et de la cosmétique.

    Diapositive 6 (EDD et PPRT) : concernant l’étude de dangers, un travail de fond a été mené conjointement avec la DREAL, le cabinet d’ingénierie spécialisé et le tiers expert (INERIS). Ce dernier a mis en évidence la nécessité d’une étude supplémentaire, remise en octobre 2015. La restitution des résultats de cette ingénierie a été faite avec les services de la DREAL le 19 mai 2016. CRODA s’attend à recevoir prochainement, le rapport de donner acte de l’étude de dangers. Ce document comprend l’analyse de plus de 50 scénarios (avec des effets de surpression, thermiques et toxiques) reprenant l’ensemble des phénomènes dangereux susceptibles de survenir sur le site et évaluant, par des modélisations, leurs zones d’effets impactant ou non l’urbanisme autour du site. Une fois l’étude de dangers approuvée, la démarche PPRT (Plan de Prévention des Risques Technologiques) pourra être poursuivie.

    Diapositive 8 : 4 visites d’inspection ont été menées en 2015 :

    • une visite d’inspection renforcée de la DREAL a été menée le 12/03/2015 sur la thématique de protection contre la foudre et les dispositions relatives au système de gestion de la sécurité (SGS). Cette inspection n’a relevé aucune non-conformité sur le SGS. L’inspection a toutefois demandé de mettre à jour l’analyse du risque foudre présentée le jour de l’inspection pour prendre en compte les dernières prescriptions réglementaires. Ceci a donc été revu à l’aide de l’APAVE, cabinet spécialisé sur le risque foudre. L’analyse du risque foudre mise à jour a été envoyée à la DREAL début 2016.
    • une visite d’inspection de la DREAL a été menée le 15/04/2015 sur la thématique du plan de modernisation des installations (PM2I). Aucune non-conformité n’a été constatée suite à cette inspection.
    • Une visite d’inspection de la DREAL a été menée le 28/05/2015 sur la thématique de la surveillance du site après un épisode de nuisance olfactive (traité à la réunion de CSS du 09/06/2015) qui a conduit à un rapport détaillé de l’incident. Aucune non-conformité n’a été constatée suite à cette inspection.
    • Une visite d’inspection de la DREAL a été menée conjointement avec un représentant du SDIS et de la police nationale, le 26/11/2015, sur la thématique de la Sûreté des sites « Seveso ». Aucune non-conformité n’a été constatée. Des recommandations ont été transmises à CRODA.
    • Un contrôle inopiné de la station d’épuration (STEP) a eu lieu le 14/08/2015. Aucune non-conformité n’a été relevée notamment sur les rejets de la STEP.

    À la demande de Monsieur le Sous-Préfet de Béthune, la parole est donnée à Monsieur HOCHEDEZ, inspecteur de la DREAL en charge du site de CRODA pour faire un point d’avancement sur la démarche PPRT et ses échéances.

    Monsieur HOCHEDEZ confirme la réception de la nouvelle version de l’étude de dangers qui est en cours d’instruction par la DREAL. L’objectif est d’aboutir assez rapidement au donner acte de l’étude de dangers pour figer la liste des phénomènes dangereux susceptibles d’intervenir sur le site. La démarche PPRT sera relancée dès l’obtention du donner acte de l’étude de dangers. La stratégie du site CRODA devrait pouvoir être présentée aux Personnes et Organismes Associés (POA) avant la fin de l’année 2016.

    Monsieur HONORE, Sous-Préfet de Béthune, rappelle que le ministère de l’environnement souhaite que l’ensemble des sites « SEVESO » aient clôturé leur PPRT avant la fin 2016. Pour mémoire, il reste 2 PPRT en cours d’approbation dans le département : PRIMAGAZ à Dainville et CRODA à CHOCQUES.

    Diapositive 11 (exercices POI/exercices) : le personnel qui assure la 2nd intervention (5 équipes) suit une formation au centre de formation du« GESIP » à VERNON notamment pour la mise en œuvre pratique des moyens de lutte contre l’incendie.

    Ainsi, en 2015, il y a eu :

    • 5 équipiers formés sur les risques chimiques (niveau 1) ;
    • 7 équipiers formés sur les risques chimiques (niveau 2) ;
    • 3 équipiers formés sur les risques toxiques.

    Sur site, 2 types d’exercices pratiques sont réalisés :

    • 1 exercice annuel avec mise en œuvre opérationnelle du POI avec la participation des pompiers (à faire tous les 2 ans avec le SDIS)
    • mise en place du Poste de Commandement ;
    • utilisation des moyens de lutte contre le feu.

    L’exercice a eu lieu le 13 janvier 2016.

    • Formation continue des 5 équipes de 2ème intervention de l’usine : 20 exercices ont eu lieu en 2015.
    • chaque équipe participe à 4 manœuvres par an
    • les exercices mettent en œuvre les scénarios du POI (l’aspect sûreté est également envisagé)

    Le but des exercices est de réduire le temps d’intervention pour qu’il soit le plus court possible.

    Diapositive 13 à 17 : Exercice en configuration réelle

    1- Recherche de victime en milieu enfumé

    L’objectif de l’exercice est d’habituer les équipes d’intervention à travailler en milieu sombre en les recyclant au port de l’appareil respiratoire isolant (ARI) et en faisant le suivi de l’autonomie en air du binôme.

    2- Feu au sein d’une cuvette de rétention

    L’objectif est de s’exercer à éteindre un feu de bac au moyen d’émulseurs présents sur le site.

    3-Gestion d’une pollution.

    L’objectif est d’empêcher l’épandage du produit chimique dans l’environnement (vérification des moyens d’étanchéité)

    4- Fuite d’oxyde au niveau de la vanne de fond d’un wagon (exercice POI du 13/01/2016 avec le SDIS)

    Les 2 principaux retours d’expérience ont conduit aux actions suivantes :

    • la mise en place de plots lumineux pour guider les pompiers ;
    • le doublement de la pompe de relevage des caniveaux de la zone de dépotage des wagons afin de fiabiliser la gestion des effluents.

    Chaque scénario choisi permet d’entraîner les équipiers sur la façon d’optimiser les temps d’intervention.

    Bilan environnemental 2015

    Présentation par M. PERET, Ingénieur environnement.

    Diapositive 19 et 20 : les effluents liquides

    La gestion des effluents liquides du site est gérée en interne, depuis la réappropriation par Croda en 2014 de l’exploitation de la station d’épuration construite en 2011. Grâce notamment aux compétences humaines, CRODA a réalisé une marche importante d’amélioration du rendement de la station d’épuration sans modifications techniques. Ces rendements élevés sont stables depuis 2014 :

    • 85 % sur le biologique (outil lui-même) ;
    • 97 % avec le traitement final avec du charbon actif (rendement complémentaire avant rejet dans la « Calonette », affluent de la « Clarence »)

    Des points de recherche et d’amélioration sur la gestion de ces effluents sont toujours en cours d’étude.

    La station d’épuration est gérée 24h/24 par une supervision capable de contrôler à distance l’ensemble des paramètres. Cette thématique environnement est gérée par 3 personnes.

    La station traite en moyenne 440 m3 d’effluents liquides par jour avec des fortes variations dues aux fortes pluies.

    La station d’épuration gère, en tant que charges entrantes, des volumes stables d’eaux de lavage liées aux activités industrielles. Tout en stabilisant les paramètres en sortie de station, CRODA a réussi à diminuer de 5 % la consommation énergétique du site et de 25 % la consommation de charbon actif (bilan environnemental positif) intervenant en fin de traitement.

    En 2015, le site ne déclare aucune non-conformité tant sur les débits que sur les concentrations des effluents.

    En 2016, le site a été contraint, suite aux forts épisodes de pluviométrie des 30 et 31 mai, de dépasser le volume journalier autorisé de 600m3 de rejet d’eau de pluie par arrêté préfectoral.

    Diapositive 20 (bis) : détection olfactive du 02/05/2015

    Croda a détecté la présence accidentelle de sulfure d’hydrogène (H2S). Ce gaz odorant a été émis à la suite de l’orientation inappropriée d’effluents chargés vers la station d’épuration du site. A ce niveau, ces effluents se sont ensuite dégradés par manque d’oxygène. Le seuil de détection olfactive de 0,0005 à 0,13 ppm, se situe très en deçà de la valeur limite d’exposition de 10 ppm. Cet épisode n’a présenté aucun risque sanitaire, même au voisinage de l’installation.

    Croda a travaillé de façon préventive à différents aspects :

    • modification de la zone et des consignes opératoires ;
    • information du phénomène aux personnes concernées ;
    • mise en place d’une mesure permanente du sulfure d’hydrogène (H2S) à l’endroit précis où il avait été détecté ;
    • lancement d’une prestation spécifique par un bureau d’études sur l’aération amont de leurs bassins qui permettrait de casser une éventuelle réaction accidentelle du même type.

    Diapositive 21 : l’eau réfrigérée

    Croda a une tour aéroréfrigérante (TAR) sur le site qui fait l’objet d’un suivi réglementaire de concentration de Legionella Pneumophila qui ne doit pas dépasser 1 000 unité formant colonies par litre d’eau (UFC/L) dans l’eau du circuit, en amont de la dispersion.

    Sur 13 analyses en 2015, Croda a enregistré 2 dépassements à 1800 et 1200 UFC/L et a mis en place des actions curatives et correctives (désinfection de l’eau du circuit de la TAR), après en avoir informé la DREAL selon les procédures en vigueur.

    Ces actions ont permis, après nouvelle analyse, d’atteindre une concentration en Legionella Pneumophila nettement inférieure à 1000 UFC/L dans l’eau du circuit et donc de reprendre de l’exploitation de la TAR.

    En septembre 2015, Croda a profité de l’arrêt technique de la TAR pour vidanger et nettoyer l’ensemble des circuits de la TAR et des séparateurs de gouttelettes.

    Diapositive 22 : les effluents gazeux

    Le traitement des effluents gazeux est prescrit par arrêté préfectoral. Celui-ci est réalisé par une tour de lavage (scrubber) qui permet d’abattre les gaz d’oxyde d’éthylène et de propylène et de collecter, in fine , des déchets en phase liquide qui seront éliminés en centre de traitement agréé à l’extérieur du site.

    Les mesures réalisées le 15/01/2016 pendant le dépotage complet d’un wagon d’oxyde d’éthylène et de propylène (phases majorantes) ont montré une efficacité du scrubber de 99,9 %.

    En conséquence, Croda prévoit la construction d’une deuxième tour de lavage utilisant la même technologie pour la ligne de réaction K68, ce qui correspond à un investissement conséquent de l’ordre de 2 millions d’euros.

    Diapositive 23 et 24 : gestion des déchets

    3100 tonnes de déchets en 2015 soit environ 100 tonnes de plus que la base moyenne annuelle relevée depuis 5 ans. Cela correspond notamment aux déchets de gravats liés aux travaux réalisés depuis le début de l’année 2015.

    • 50 % de ces 3100 tonnes de déchets sont réutilisés : par exemple, tous les déchets verts sont dorénavant réutilisés, en tant que matière, sur site après broyage (paillage et réduction des produits phytosanitaires) ;
    • 33 % des déchets sont valorisés énergétiquement (résidus liquides) mais cette technique doit faire face actuellement à la concurrence des énergies primaires (coûts du pétrole, gaz, charbon plus faibles...) ;
    • 14 % des déchets sont incinérés ;
    • 5,3 % des déchets sont enfouis.

    Les 1120 tonnes de résidus liquides et les 476 tonnes de terres de filtration partent pour être réutilisés en cimenterie.

    Croda souhaite mettre en place 2 pilotes en 2016 :

    – pour diminuer de 50 % la quantité de déchets d’eaux de lavage mis en destruction (274 tonnes) ;

    – pour améliorer la qualité du charbon actif utilisé par la station d’épuration (177 tonnes en 2015) qui permettra de réduire de 10 à 20 % la consommation de ce charbon actif.

    Diapositive 25 : l’établissement s’est également positionné en faveur de la biodiversité en installant 3 ruches sur le site, avec l’aide et l’appui d’un apiculteur sur une zone naturelle entre l’établissement et le bois de Lapugnoy. Cette installation permet de récolter environ 80 kg de miel qui ont été partagés entre les salariés.

    Diapositive 26 et 27 : Maîtrise de l’énergie et des ressources

    Le site consomme 3 sources d’énergie à savoir :

    • du gaz (16 % en 2015, dans une chaudière visant à produire de la vapeur) ;
    • de la vapeur en tant que telle (64 % du total énérgétique en 2015 représentant environ 80 % de la vapeur nécessaire au site et provenant de l’UIOM de Labeuvrière)
    • et de l’électricité (19 % en 2015) qui représente 40 % de la facture énergétique du site.

    Une équipe pluridisciplinaire a été réunie pour rassembler des idées et des bonnes pratiques en ce concentrant sur 3 axes : la technique, le management opérationnel et le comportement.

    Le groupe de travail, qui a déjà atteint son objectif de diminution de 5 % de 2010 à 2015 du total de la consommation énergétique du site, cherche également à réduire le coût de la consommation spécifique en vu de remplacer par exemple la consommation électrique par une autre source d’énergie.

    Croda travaille également à la diminution de la consommation des ressources telles que l’azote utilisé comme gaz neutralisant (baisse de 10 % de la consommation d’azote de 2015 par rapport à 2014).

    Croda a mis en service début 2016 une nouvelle chaufferie qui permet de produire plus efficacement de la vapeur. Cela correspond à un investissement de 2,7 millions d’euros.

    Reprise de la présentation par M. KHOURY

    Diapositive 29 : bilan HSE de l’année 2015. Le site enregistre 3 accidents avec arrêt en 2015 tous liés à des déplacements ; un accident est survenu lors d’une formation au Gesip (entorse de la cheville) et les 2 autres dans un atelier spécifique. Croda s’emploie à travailler sur la prévention pour réduire ce type d’accident.

    Aucun accident sans arrêt et de trajet n’a été déclaré en 2015.

    Croda enregistre une baisse des blessures mineures en 2015 (4 blessures déclarées contre 11 en 2014).

    Croda a modifié le système de déclaration des presqu’accidents en 2015 (21 déclarations en 2015) pour maximiser les remontées des presqu’accidents afin de prévenir et d’éviter les accidents plus graves.

    Diapositive 30 : Concernant la gestion des entreprises extérieures, on constate en 2015 une augmentation des plans de prévention (111), des accueils « sécurité » (505), des audits d’autorisation de travail (62) et des autorisations de travail émises (2687). Ces augmentations sont liées aux nouvelles installations en construction sur le site (nouvelle chaudière…). L’audit des autorisations de travail consiste à valider le respect des conditions de travail préconisées par CRODA auprès des intervenants extérieurs.

    Diapositive 31 : Principaux investissements en 2015

    Croda a investi 3 124 k€ dédiés à la sécurité et à l’environnement en 2015, notamment pour l’optimisation énergétique du site (1 900k€ sont dépensés pour le remplacement de la chaudière).

    Diapositive 32 et 33 : Réalisations 2015

    Croda a annoncé :

    • la création de nouveaux emplois (passage de 148 à 168 personnes sur les 3 dernières années) qui correspondent, entre autres, au lancement de la nouvelle ligne de production ;
    • le renforcement de la surveillance du site (Vidéosurveillance, gardiennage, rondes) dès l’été 2015 ;
    • la mise en place, à la demande de la mairie, d’une barrière forestière pour la restriction des accès indésirables ;
    • la mise en place en 2015 du nouveau pont qui permet notamment d’améliorer l’accès au site et de réduire les nuisances liées au bruit aux abords du site (crissement des pneus des poids lourds) ;
    • L’amélioration de la signalisation aux abord du site comme la mise en place de panneaux de limitation de la vitesse à 30 km/h et 20 Km/h à l’entrée et la sortie du site.

    Diapositive 34 : Faits notables et perspectives 2016

    La nouvelle chaufferie a démarré (20 tonnes de vapeur sous 30 bars). Les mesures sont en cours pour évaluer les performances (gain sur la consommation en gaz naturel et donc diminution des rejets en CO2 et NOx).

    La nouvelle ligne de production (K68) est en construction pour un démarrage prévu au dernier trimestre 2016.

    Croda poursuit le plan de réhabilitation des bâtiments (remplacement des toitures en amiante).

    Croda est en cours de finalisation du dossier de demande de reconnaissance du Service Inspection (SIR).

    M. HONORE remercie l’exploitant pour la clarté de sa présentation.

    Les représentants des communes et des riverains ont témoigné de l’excellent travail qui a été réalisé par la Direction de Croda.

    M. HONORE conclut la réunion en félicitant l’exploitant pour le travail qui a été accompli.

    Fin de séance

    M. Le Sous-préfet de Béthune

    Nicolas HONORE

    Toute correspondance concernant ce compte-rendu est à adresser au Président de la CSS à l’adresse de son secrétariat :

    S3PI de l’Artois

    Centre Jean Monnet

    Avenue de Paris

    62400 BETHUNE

    ORDRE DU JOUR

    Présentation du bilan annuel de la société CRODA CHOCQUES SAS à Chocques pour l’année 2016

    Introduction

    Introduction par M. HONORE, Sous-préfet de Béthune, qui remercie les participants de leur présence.

    Rapide tour de table des participants.

    Présentation du bilan annuel de la société CRODA CHOCQUES SAS pour l’année 2016

    Présentation du diaporama par M. KHOURY, Directeur de l’établissement.

    Diapositive 1

    Monsieur KHOURY nous commente la photo de la nouvelle ligne K68 . La mise en service de la ligne devrait démarrer fin juin 2017. Conformément à ce qui avait été annoncé lors de la dernière CSS du 24/06/2016, 12 nouvelles personnes seront embauchées dans le cadre de la mise en service de cette nouvelle ligne K68.

    Risques technologiques

    Diapositive 4 (référentiels & certifications) : renouvellement de la dernière certification qualité ISO 9001 / EFfCI /EXCiPACT ; l’établissement a obtenu, en octobre 2015, la certification EXCiPACT. Cette certification (le site est certifié EffCI notamment pour les produits cosmétiques) vise à renforcer l’image qualité de l’établissement vis-à-vis des secteurs de la pharmaceutique et de la cosmétique.

    Diapositive 6 (EDD et PPRT) : concernant l’étude de dangers, un travail de fond a été mené conjointement avec la DREAL, le cabinet d’ingénierie spécialisé (APSYS) et le tiers expert (INERIS). Ce dernier a mis en évidence la nécessité d’une étude supplémentaire, remise en octobre 2015. La restitution des résultats de cette ingénierie a été faite avec les services de la DREAL le 19 mai 2016 en intégrant les remarques de l’INERIS. CRODA a déposé un nouveau dossier le 31/03/2017 suite à la réunion CRODA/DREAL du 03/03//2017 pour proposer les meilleures solutions technico-économiques permettant de réduire le risque industriel à la source (stockage d’oxydes). Ce dossier est actuellement en cours d’instruction à la DREAL. Une fois l’étude de dangers approuvée, la démarche PPRT (Plan de Prévention des Risques Technologiques) pourra être poursuivie.

    Complément d’information donné par Monsieur MODRZEJEWSKI (DREAL) :

    • Fin Mars 2017 : le site industriel est compatible avec son environnement. La DREAL est globalement d’accord avec les techniques proposées par CRODA puisqu’elles répondent bien à l’objectif de réduction du risque à la source.
    • Courant Juin 2017 : l’instruction de l’étude de dangers proposée par CRODA le 31/03/2017 va aboutir à un donner acte de l’étude de dangers et à un arrêté préfectoral complémentaire. Une fois l’étude de dangers approuvée, les solutions techniques proposées par CRODA seront présentées en réunion de POA (Personnes et Organismes Associés).
    • Septembre 2017 : Avis des POA sur les solutions de réduction à la source proposées par CRODA en vue d’approuver le PPRT.
    • Avant fin 2017 : lancement de l’enquête publique en fonction des délibérations des POA.
    • Début 2018 : Approbation du PPRT

    Présentation du diaporama par M. SOYEZ, Responsable HSE du site.

     

    Diapositive 8 : 4 visites d’inspection ont été menées en 2016 :

    • une visite d’inspection « REACH » a été menée par la DREAL le 19/01/2016 sur la thématique du programme stratégique des installations classées concernant la maîtrise des risques relatifs aux produits chimiques. Des demandes ont été formulées et instruites concernant principalement l’adéquation de la partie théorique et la partie terrain pour les intermédiaires de fabrication.
    • Une visite d’inspection approfondie a été menée le 17/05/2016 par la DREAL sur la thématique de l’inspection des TAR (Tours Aéro-Réfrigérantes). Aucune non-conformité constatée.
    • Une visite d’inspection renforcée a été menée le 24/11/2016 par la DREAL sur la thématique de la sûreté des sites « Seveso ». Aucune non-conformité n’a été constatée.
    • Un contrôle inopiné de la station d’épuration (STEP) a eu lieu le 25/08/2016. Aucune non-conformité n’a été relevée notamment sur les rejets de la STEP.

    Diapositive 11 (exercices POI/exercices) : le personnel qui assure la 2nd intervention (5 équipes) suit une formation au centre de formation du« GESIP » à VERNON notamment pour la mise en œuvre pratique des moyens de lutte contre l’incendie.

    Ainsi, en 2016, il y a eu :

    • 8 équipiers formés sur les risques chimiques (niveau 1) ;
    • 3 équipiers formés sur les risques chimiques (niveau 2) ;
    • 7 équipiers formés sur les risques toxiques.

    Sur site, 2 types d’exercices pratiques sont réalisés :

    • 1 exercice annuel avec mise en œuvre opérationnelle du POI avec la participation, si possible, des pompiers (à faire tous les 2 ans avec le SDIS)
    • mise en place du Poste de Commandement ;
    • utilisation des moyens de lutte contre le feu.

    L’exercice a eu lieu le 23 janvier 2017 (exceptionnellement, les pompiers n’ont pu participer à cet exercice).

    • Formation continue des 5 équipes de 2ème intervention de l’usine : 20 exercices ont eu lieu en 2016 (71 personnes y ont participé).
    • chaque équipe participe à 4 manœuvres par an
    • les exercices mettent en œuvre les scénarios du POI (l’aspect sûreté est également envisagé)

    Le but des exercices est de réduire le temps d’intervention pour qu’il soit le plus court possible.

    Diapositive 12 : Revue et mise en œuvre du matériel interne

    Objectif :

    • Se familiariser avec le matériel à disposition et maîtriser sa mise œuvre.
    • Définir les rôles de chacun dans l’équipe lors de la mise en place des moyens.

    Diapositive 13 à 16 : Exercices en configuration réelle

    1- Emballement de réaction sur un réacteur avec pour objectif de rafraîchir les connaissances sur un scénario d’emballement et d’établir la reconnaissance du périmètre de sécurité sous Appareil Respiratoire Isolant (ARI)

    2- Explosion en chaufferie (pas d’effet domino, les zones d’effets sont orientées vers le haut)

    Objectif :

    • Mise en sécurité suite à explosion de chambre interne d’une chaudière
    • Reconnaissance, protection et attaque du sinistre

    3- Perte de confinement d’un wagon ou camion d’oxyde (80 à 90% des transports des oxydes se font par wagon)

    Objectif :

    • Se familiariser avec les moyens de maîtrise des risques et la mise en sécurité.
    • Mettre en œuvre les moyens mobiles pour étendre la protection aux équipements proches

    4- Extinction d’un feu de cuvette au moyen d’émulseur

    Les principaux retours d’expériences montrent qu’il faut :

    • Vérifier la nécessité de la coupure du tableau électrique contigu
    • Gérer les eaux d’extinction dès lors qu’elles vont parvenir au caniveau central

    Chaque scénario choisi permet d’entraîner les équipiers sur la façon d’optimiser les temps d’intervention.

    Question de Monsieur le Sous-Préfet de Béthune au directeur de la société CRODA :

    Avez-vous enregistré des incidents de type intrusion ou de dégradation extérieur ’

    Réponse de Monsieur KHOURY (CRODA) : Depuis les évènements survenus en été 2015, nous avons augmenté notre degré de vigilance notamment aux abords du site. Une équipe de gardiennage présente 24h/24 signale tout événement suspect à la police. Dernièrement, nous avons signalé par exemple 2 survols d’avion de tourisme à basse altitude en communiquant les immatriculations des avions.

    Question de Monsieur TROUVILLIEZ (SG de Nord Nature et Béthune Nature) : Existe-t-il un réseau téléphonique spécifique mis en place pour alerter les secours ’

    Réponse de Monsieur SOYEZ (CRODA) : Lorsqu’un accident industriel majeur se produit, dépassant l’enceinte de l’usine, le Plan d’Opération Interne (POI) est déclenché par le chef d’établissement qui alerte les autorités via un numéro d’appel privé. Ce sont ensuite les sirènes de la structure qui sont déclenchées. Enfin, le Préfet peut déclencher, si nécessaire, un Plan Particulier d’Intervention (PPI) pour mobiliser les secours publics, sapeurs-pompiers, gendarmes, police, SAMU…qui mettent en place les mesures appropriées d’intervention.

    Complément de Monsieur MODRZEJEWSKI (DREAL) : Le système d’alerte via un réseau téléphonique spécifique, non obligatoire, vient compléter le dispositif d’alerte mis en place via le POI et le PPI. Ce dispositif est notamment utilisé dans les centrales nucléaires. L’intérêt du POI est qu’il est testé au minimum 1 fois/an avec la présence, si nécessaire, du SDIS. Les retours d’expériences de ces exercices annuels permettent d’améliorer le dispositif d’alerte.

    Complément de Monsieur KHOURY (CRODA) : le site dispose également d’un système d’astreinte qui vient donner au SDIS des informations plus détaillées que celle relayées par le système d’appel automatisé.

    Question de Monsieur TROUVILLIEZ (SG de Nord Nature et Béthune Nature) demande ce que deviennent les eaux d’extinction en cas d’incendie ? Sont-elles rejetées dans le milieu naturel

    Réponse de Monsieur PERET (CRODA) : Les eaux d’extinctions d’incendie sont dirigées vers un bassin de confinement (stockage tampon) en cas d’incendie. Ces eaux seront analysées selon les normes en vigueur avant traitement dans la station d’épuration et rejet au milieu naturel.

    Bilan environnemental 2016

    Présentation par M. PERET, Ingénieur environnement.

    Diapositive 18 et 19 : les effluents liquides

    La gestion des effluents liquides du site est gérée en interne, depuis la réappropriation par Croda en 2014 de l’exploitation de la station d’épuration construite en 2011. Grâce notamment aux compétences humaines, CRODA a réalisé une marche importante d’amélioration du rendement de la station d’épuration sans modifications techniques. Ces rendements élevés sont stables depuis 2014 :

    • 81 % sur le biologique (outil lui-même) ;
    • 96 % avec le traitement final avec du charbon actif (rendement complémentaire avant rejet dans la « Calonette », affluent de la « Clarence »)

    Des points de recherche et d’amélioration sur la gestion de ces effluents sont toujours en cours d’étude.

    La station d’épuration est gérée 24h/24 par une supervision capable de contrôler à distance l’ensemble des paramètres. Cette thématique environnement est gérée par 3 personnes.

    La station traite 550 m3 d’effluents liquides par jour en augmentation par rapport à la moyenne journalière relevée habituellement (440 m3). Ceci est la conséquence des fortes pluies survenues les 30 et 31 mai (dépassement ponctuel des débits d’eau de pluie).

    La station d’épuration gère, en tant que charges entrantes, des volumes stables d’eaux de lavage liées aux activités industrielles. Tout en stabilisant les paramètres en sortie de station, CRODA a réussi à diminuer de 5 % la consommation énergétique du site en 2015 en consommant légèrement un peu plus de charbon actif intervenant en fin de traitement.

    Complément de Monsieur MODRZEJEWSKI (DREAL) : il faut surtout retenir que les effluents liquides sont traités à 96% (l’utilisation de charbon actif intervient en traitement de finition) ce qui répond bien aux prescriptions de l’arrêté préfectoral.

    Question de Monsieur TROUVILLIEZ (SG de Nord Nature et Béthune Nature) demande pourquoi les eaux pluviales font parties des effluents alors qu’elles doivent normalement être séparées avec les eaux de process.

    Réponse de Monsieur MODRZEJEWSKI (DREAL) : En effet, l’arrêté du 02/02/98 relatif aux prélèvements et à la consommation d’eau ainsi qu’aux émissions de toute nature des installations classées pour la protection de l’environnement soumises à autorisation prévoit la séparation des eaux pluviales et des eaux de process.

    La station d’épuration a dû être redimensionnée pour intégrer exceptionnellement les eaux pluviales ainsi que tous les effluents qui proviennent du site.

    En 2016, le site a été contraint, suite aux forts épisodes de pluviométrie des 30 et 31 mai, de dépasser le volume journalier autorisé de 600m3 de rejet d’eau de pluie par arrêté préfectoral.

    En 2017, le site ne déclare aucune non-conformité tant sur les débits que sur les concentrations des effluents.

    Diapositive 21 et 23 : gestion des déchets

    3200 tonnes de déchets en 2016 soit environ 100 tonnes de plus que la base moyenne annuelle relevée depuis 5 ans. Cela correspond notamment aux déchets de gravats liés aux travaux réalisés depuis le début de l’année 2015.

    • 60 % de ces 3200 tonnes de déchets sont réutilisés : par exemple, tous les déchets verts sont dorénavant réutilisés, en tant que matière, sur site après broyage (paillage et réduction des produits phytosanitaires) ;
    • 10 % des déchets sont incinérés ;
    • 4 % des déchets sont enfouis.

    La totalité des excavations de la nouvelle chaufferie ont été réutilisées sur site (500 tonnes).

    Croda souhaite poursuivre l’objectif d’optimisation des déchets par la mise en place de 2 pilotes :

    – pour diminuer de 75 % la quantité des eaux aminées envoyées à la station d’épuration en faible concentration et sans réduction du rendement biologique au lieu d’être incinérées (200 tonnes/an) ;

    – pour améliorer la qualité du charbon actif (évolution de la granulométrie) utilisé par la station d’épuration qui permettra de réduire de 10% la consommation de ce charbon actif.

    Enfin, Croda s’est attaché à réduire le volume des terres excavées (3100 tonnes) liées à la construction de son nouvel atelier. Après une phase initiale de sondage des sols (en 2015) et une phase de stockage et de séparation des déchets (en 2016), Croda a traité ses terres excavées en favorisant autant que possible leurs réutilisations in situ après analyses.

    Diapositive 24 : l’établissement s’est également positionné en faveur de la biodiversité en installant 3 ruches sur le site, avec l’aide et l’appui d’un apiculteur sur une zone naturelle entre l’établissement et le bois de Lapugnoy. Cette installation permet de récolter environ 80 kg de miel qui ont été partagés entre les salariés.

    Par ailleurs, les berges ont été aménagées de plantes hélophytes particulièrement adaptées aux berges de rivières.

    Diapositive 25 et 26 : Maîtrise de l’énergie et des ressources

    Le site consomme 3 sources d’énergie à savoir :

    • du gaz (8% en 2016, dans une chaudière visant à produire de la vapeur) ;
    • de la vapeur en tant que telle (48 % du total énérgétique en 2016 représentant environ 80 % de la vapeur nécessaire au site et provenant de l’UIOM de Labeuvrière)
    • et de l’électricité (23 % en 2016) qui représente 40 % de la facture énergétique du site.

    Une équipe pluridisciplinaire a été réunie pour rassembler des idées et des bonnes pratiques en se concentrant sur 3 axes : la technique, le management opérationnel et le comportement.

    Le groupe de travail, qui a déjà atteint son objectif de diminution de 5 % de 2010 à 2015 du total de la consommation énergétique du site, cherche également à réduire le coût de la consommation spécifique en vue de remplacer par exemple la consommation électrique par une autre source d’énergie.

    Croda travaille également à la diminution de la consommation des ressources telles que l’azote utilisé comme gaz neutralisant.

    Croda a mis en service début 2016 une nouvelle chaufferie qui permet de produire plus efficacement de la vapeur. Cela correspond à un investissement de 2,7 millions d’euros.

    Croda travaille sur 2 projets porteurs visant à réduire la consommation énergétique :

    • Plan de mesurage ;
    • Remplacement des compresseurs d’air

    Diapositive 28 : bilan HSE de l’année 2016. Le site enregistre 3 accidents avec arrêt en 2016 tous liés aux déplacements. Croda s’emploie à travailler avec son personnel sur la prévention pour réduire ce type d’accident. Depuis juin 2016, grâce à la mise en place de mesures proposées par le personnel de l’usine, Croda n’a pas enregistré de nouvel accident de déplacement.

    4 accidents sans arrêt et aucun accident de trajet n’a été déclaré en 2016.

    33 presqu’accidents relatifs à la sécurité ont été enregistrés en 2016.

    Croda n’a pas déclenché de plan d’urgence en 2016.

    Diapositive 29 :

    Concernant la gestion des entreprises extérieures, on constate en 2016 une augmentation des plans de prévention (118) et des accueils « sécurité » (580). Le site enregistre respectivement 42 audits d’autorisation de travail et 2390 autorisations de travail émises en interne (hors projet K68). Ces augmentations sont liées aux nouvelles installations en construction sur le site (nouvelle chaudière…). L’audit des autorisations de travail consiste à valider le respect des conditions de travail préconisées par CRODA auprès des intervenants extérieurs.

    Diapositive 30 : Principaux investissements en 2016

    Croda a investi 2 968 k€ dédiés à la sécurité et à l’environnement en 2016, notamment pour l’optimisation énergétique du site (564k€ sont dépensés pour le remplacement de la chaudière) et pour la protection de l’environnement (788k€ sont dépensés pour la mise en place du nouveau scrubber).

    Diapositive 31 à 33 : Réalisations 2016

    Croda a annoncé :

    • La construction d’une nouvelle ligne de production dont le démarrage est prévu en juin 2017
    • la mise en service d’un nouvel espace pour les entreprises extérieures et de nouvelles voies d’accès avec installation de panneaux et d’un radar pédagogique mobile ;
    • le renforcement de la surveillance du site (Vidéosurveillance, gardiennage, rondes) mis en place depuis 2015 ;
    • la mise en service de badges d’accès nominatifs avec photo incluant plusieurs couleurs selon la population, afin d’identifier plus facilement les non-permanents.
    • Le lancement d’une démarche d’amélioration des « comportements sécurité » comprenant un groupe d’observateurs et centrés sur les accidents de déplacement
    • La mise en place d’ateliers de sensibilisation aux conduites addictives destinés aux managers ;
    • la mise en place d’une formation « Intégrer la Sécurité dans mon Management au quotidien » afin d’améliorer la réaction lors d’un écart de sécurité

    Diapositive 35 : perspectives 2017

    La nouvelle chaufferie a démarré (20 tonnes de vapeur sous 30 bars).

    La nouvelle ligne de production (K68) est en construction pour un démarrage prévu en juin 2017.

    Croda poursuit le plan de réhabilitation des bâtiments (remplacement des toitures en amiante).

    Croda est en cours de finalisation du dossier de demande de reconnaissance du Service Inspection (SIR).

    Croda est en cours de révision de la procédure Autorisation de Travail.

    * * *

    En complément de la CSS, le S3PI-Artois présente l’état d’avancement et le calendrier de la prochaine campagne d’information des populations autour des sites Seveso de l’Artois (les diapositives projetées sont annexées à ce compte-rendu). Son lancement est prévu en Octobre 2017 en Préfecture du Pas-de-Calais. Selon la réglementation (article R741-30 du Code de la Sécurité Intérieure), les industriels doivent notamment produire une brochure d’information (à minima tous les 5 ans) à destination des populations pour prévenir des risques susceptibles d’intervenir en cas d’accidents majeurs. Les collectivités situées dans le rayon PPI (Plan Particuliers d’Intervention) doivent disposer d’un stock et en assurer sa diffusion. Le S3PI-Artois informe que le prochain groupe de travail est prévu le 6 juin à 14h30. Les industriels et les collectivités seront conviés afin d’optimiser l’organisation de cette nouvelle campagne d’information 2017.

    Monsieur HONORE remercie l’ensemble des participants et clôt la séance.

    Fin de séance.

    Arrêtés préfectoraux

    Documents connexes